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Rutshuru : La rentrée scolaire peine à reprendre dans plusieurs villages de Bwito
Deux semaines après la rentrée scolaire 2025-2026, les écoles de plusieurs villages de la chefferie des Bwito, en territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), peinent toujours à fonctionner normalement.
Alors que la reprise des cours était officiellement fixée au 2 septembre sur toute l’étendue du territoire national, dans cette zone en proie à l’insécurité, la rentrée ne s’est réalisée qu’à environ 20%.
Selon l’autorité coutumière de la chefferie des Bwito abordée par la radiotélévision Rwanzururu mardi, la timide reprise s’explique d’abord par les affrontements récurrents entre le M23/AFC, les FDLR et les groupes armés locaux dits Wazalendo. Ces violences continues poussent de nombreux parents à retenir leurs enfants à la maison par crainte de les exposer aux dangers liés aux combats, qui perturbent la vie quotidienne et menacent directement la sécurité des habitants.
À cette insécurité persistante s’ajoute un autre problème de taille : le boycott des enseignants. Plusieurs d’entre eux refusent de regagner les salles de classe tant que le gouvernement ne s’acquitte pas des arriérés de salaire qu’ils réclament.
Cette grève accentue la paralysie du système éducatif local, déjà fragilisé par des années de conflits armés.
Ainsi, dans la chefferie de Bwito, l’éducation des enfants demeure fortement compromise. Entre la peur des affrontements et la grogne sociale des enseignants, des centaines d’élèves se retrouvent privés de cours, accentuant le retard scolaire et creusant davantage les inégalités dans une région où l’accès à l’éducation reste un défi majeur.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu