Dernière minute
Société
Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire après la diffusion d’une vidéo montrant de graves violences présumées impliquant des…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
A peine un cessez-le-feu conclu entre les délégations de Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23 après quelques jours de pourparlers de Monstrueux en Suisse, la situation sécuritaire dans l’Est de…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
La dynamique autour de la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape décisive.
Dans un communiqué officiel, l’Union sacrée de la Nation annonce le…
Assemblée nationale : Aimé Boji succède à Kamerhe
* Clotilde Matita, candidate unique également, a été élue rapporteure adjointe du Bureau de la Chambre basse du Parlement.
Sans surprise, le candidat unique de l’Union sacrée, le député Aimé Boji Sangara Bamanyirue vient d’être élu président de l’Assemblée nationale hier jeudi 13 novembre. Il l’a emporté avec 413 voix sur 423 votants, 10 bulletins ayant été déclarés nuls.
Elu speaker de la Chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara succède ainsi à Vital Kamerhe, son ancien mentor et ancien président qui avait démissionné le 22 septembre dernier, à la suite d’une pétition signée par 262 députés nationaux qui avaient réclamé son départ.
Ancien ministre d’Etat en charge du Budget (de 2021 à 2025), le nouveau président de l’Assemblée nationale élu occupait jusqu’à tout récemment le poste de ministre d’Etat en charge de l’Industrie au sein du gouvernement Suminwa II d’août à octobre 2025.
Aimé Boji avait présenté sa démission au gouvernement le 21 octobre dernier afin de retrouver son siège à l’Assemblée nationale. Ce qui lui a permis de présenter sa candidature à la présidence de la Chambre basse du Parlement laissée vacante après la démission de Vital Kamerhe, son ancien mentor.
Le député national Aimé Boji Sangara, élu sur la liste de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, dans le territoire de Walungu, province du Sud-Kivu, sera désigné officiellement comme candidat unique de l’Union sacrée de la nation pour succéder à Vital Kamerhe. L’annonce de sa désignation avait été faite par André Mbata le 29 octobre dernier. Par conséquent, tous les 11 autres candidats qui s’étaient déclarés avaient été priés de soutenir Aimé Boji.
CLOTILDE MUTITA ELUE RAPPORTEURE ADJOINTE
La députée Clotilde Mutita a été élue rapporteure adjointe de l’institution. Elle a recueilli 389 voix sur 424 votants pour 35 bulletins déclarés nuls. Clotilde Mutita succède à Dominique Munongo, également élue d’Ensemble pour la République, parti cher à Moïse Katumbi, qui avait démissionné le 22 septembre dernier, sous le coup d’une pétition initiée en vue d’obtenir sa destitution.
Clotilde Mutita a été candidate unique à ce poste du bureau de l’Assemblée nationale attribué à l’opposition parlementaire. Elue de Lubumbashi, la nouvelle rapporteure adjointe avait été officiellement investie par son parti, Ensemble pour la République.
Notons que le président du groupe parlementaire Ensemble, Christian Mwando Nsimba, s’était rendu avec la candidate, dans le cadre du plaidoyer, au siège de l’Union sacrée pour la nation afin de solliciter le soutien de la majorité pour s’assurer de son élection.
En tant que président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji a la lourde mission de conduire désormais les rênes de cette institution. Bénéficiaire du soutien de la majorité parlementaire, Aimé Boji doit tronquer sa casquette de ministre pour porter dorénavant celle du numéro un de la Chambre basse. Avec tous les enjeux en perspective, Aimé Boji aura à faire fort à jouer l’équilibriste dans la conduite des débats comme l’a si bien fait le très expérimenté Vital Kamerhe.
Il est vrai qu’il doit apprendre à devenir speaker de la Chambre basse du Parlement. Reste à savoir si les Mboso (2ème vice-président), Tshilumbayi (1er vice-présent) sont disposés à lui apporter des conseils pour lui permettre de tirer son épingle du jeu. Qui dit que le premier est content d’avoir été contraint de taire ses ambitions de remplacer Vital Kamerhe ?
Kléber KUNGU