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Rentrée scolaire 2026 : le Gouvernement désamorce la tension
À la veille de la rentrée scolaire du 6 janvier 2026, le spectre d'une perturbation des cours, alimenté par des retards de paiement signalés dans certaines provinces, a brièvement plané sur le système éducatif congolais. Saisie de la situation, l'Exécutif a rapidement actionné les leviers du dialogue et de la coordination administrative pour préserver une reprise apaisée sur toute l'étendue du territoire national.
Sous l'impulsion de la Première ministre, Judith Suminwa, une séance de travail tripartite a été instruite et conduite par le Vice-Premier Ministre, ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, et la ministre d'État en charge de l'Éducation nationale, Raïssa Malu. Autour de la table : les syndicats des enseignants, les experts sectoriels et l'ensemble des opérateurs de la chaîne de paie.
Au terme des échanges, un constat clair s'est imposé. L'État a bel et bien décaissé l'intégralité des fonds destinés aux salaires des enseignants pour l'exercice 2025. Les retards observés ne relèvent donc pas d'un défaut de financement, mais de défaillances opérationnelles dans l'exécution de la paie par certains opérateurs, notamment dans des zones relevant du dispositif Dinacope.
" Notre devoir est d'identifier précisément où se situe la contrainte et de prendre, sans délai, les mesures nécessaires pour fluidifier et régler la situation", a expliqué le VPM Jean-Pierre Lihau, soulignant la volonté du Gouvernement d'agir avec célérité et rigueur.
ARRIERES ET PRIMES DEVRONT ETRE SOLDES DES CETTE SEMAINE
Face à ces manquements, le Gouvernement a donné des instructions fermes : l'ensemble des arriérés et primes dus devront être soldés sans délai, dès la semaine du 5 janvier 2026. Les opérateurs de paie défaillants ont été mis devant leurs responsabilités, sommés de s'exécuter dans les délais impartis.
Les représentants des bancs syndicaux ont, pour leur part, salué la tenue d'une réunion inclusive réunissant tous les maillons de la chaîne de l'ordonnancement aux banques et confirmé que la paie du mois de décembre avait effectivement démarré le 19 décembre 2025. " Le Gouvernement s'est acquitté de son devoir en mettant les fonds à disposition. Là où il y a eu retard, des mesures correctives immédiates ont été arrêtées ", ont-ils indiqué.
Au-delà de l'urgence, l'Exécutif entend tirer les leçons de cet épisode. Une réunion d'évaluation est annoncée pour la semaine suivante afin d'identifier précisément les dysfonctionnements persistants. D'ici la fin du mois de janvier, une revue du protocole d'accord liant le Gouvernement aux opérateurs de paie est également prévue, avec à la clé des options de délocalisation des effectifs vers des opérateurs jugés plus performants, notamment dans les zones difficiles d'accès.
UN APPEL AUX ENSEIGNANTS DE REPRENDRE LE CHEMIN DE L'ECOLE
Rassurée par ces engagements et cette volonté politique affichée, l'Intersyndicale de l'Éducation nationale a appelé les enseignants à reprendre le chemin de l'école, tout en réaffirmant sa vigilance et la poursuite du dialogue social jusqu'au règlement définitif des dysfonctionnements identifiés.
À quelques heures de la sonnerie inaugurale, le message est clair : l'État veut garantir la continuité du service public de l'éducation. En misant sur la concertation, la transparence et la fermeté administrative, le Gouvernement entend offrir aux élèves congolais une rentrée scolaire apaisée, gage de stabilité et de confiance retrouvée.
Jérémie ASOKO