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Le gouvernement invité à prioriser la Snel et la Regideso
Dans le budget de l'exercice 2026, le gouvernement a pris une courageuse décision de réserver 991,9 millions USD au remboursement de la dette publique. Alors que les experts estiment à environ cinq (5) milliards USD de dette intérieure. Au regard du taux de la desserte en eau potable et en électricité qui tourne autour de 30-40% pour chacun de ces deux secteurs, d'aucuns invitent le gouvernement à prioriser le remboursement de créances de deux sociétés d'État susmentionnées.
À ce sujet, alors que l'eau, c'est la vie, comme on ne cesse de le clamer en RDC, cependant, le constat objectif fait sur le terrain, donne cette réalité que l'approvisionnement en eau potable des populations est loin d'atteindre le taux appréciable. Même dans la capitale Kinshasa, beaucoup de coins ne sont pas desservis. Les populations recourent aux eaux de pluie pour la lessive, la toilette et, plus grave, la cuisson. Dans des quartiers où l'on trouve des citoyens au portefeuille garni, ceux-ci ont installé les forages qui font plus ou moins le bonheur des voisins. Ils sont d'ailleurs mieux approvisionnés que les abonnés de la Regideso qui connaissent fréquemment des coupures d'eau.
Concernant l'électricité, la situation est pire que celle de l'eau. Des coupures intempestives aux conséquences fâcheuses sont régulièrement enregistrées dans les coins où la Snel dessert des abonnés. Comme pour l'eau, des solutions palliatives ont été trouvées. Des fortunés ont placé soit des groupes électrogènes soit des panneaux solaires pour pallier ce déficit énorme et ce manque d'énergie électrique. Les conséquences de cette situation sont énormes, notamment la recrudescence de l'insécurité favorisée par l'obscurité.
Qu'il s'agisse de l'eau ou de l'électricité, les deux entreprises étatiques justifient leur contre-performance entre autres par le non-paiement par l'État de leurs créances, qui s'élèvent à plusieurs millions de dollars américains. C'est un argumentaire qui ne tient pas vraiment debout. Mais la réalité étant là, les autorités de ces deux sociétés trouvent comme bouc émissaire l'État propriétaire qui est taxé d'infanticide dans le cas d'espèce. Donc, pour balayer ce faux-fuyant de la Snel et de la Regideso, il importe que le gouvernement s'acquitte correctement de son engagement contenu dans la loi de finances de l'exercice 2026.
Qui paie ses dettes s'enrichit
La situation de la dette publique congolaise n'est pas très intéressante, faut-il le souligner. D'année en année, le service de la dette connaît une hausse de 46, 8 % et devrait représenter 4,1% des dépenses du budget général. Pour 2026, les remboursements projetés sont plus élevés que ceux de 2025 où les montants étaient estimés à 675,8 millions de dollars américains, soit 1509,6 milliards de francs congolais.
Ces ressources seront essentiellement affectées au remboursement de la dette publique intérieure, ainsi qu'au paiement du principal de la dette extérieure.
Cette option levée par les autorités s'inscrit dans un contexte de maîtrise progressive des équilibres macroéconomiques , poursuivie par le gouvernement.
Il sied de rappeler que la dette publique globale intérieure et extérieure s'élève à environ 16 milliards de dollars américains, un niveau plus ou moins soutenable.
Pour les experts, cette situation pourrait permettre à la RDC de recourir de manière mesurée aux marchés financiers internationaux afin de soutenir le financement du développement, sous réserve de la réussite des revues avec les partenaires techniques et financiers (PTF).
Cependant, plusieurs spécialistes de finances publiques affirment que la dette extérieure de la RDC s'élèverait à près de 9 milliards de dollars américains, tandis que la dette intérieure serait estimée à peu près 5 milliards de dollars américains. À ces montants s'ajoutent les créances de la Banque centrale du Congo (BCC) sur l'État, évaluées à 1,5 milliard USD ainsi que les dettes des entreprises publiques, également estimées à 1,5 milliard USD.
Comme le gouvernement s'est engagé à s'acquitter de ses dettes vis -à-vis de ses créanciers, il ferait bien d'honorer cet engagement pour être crédible et jouir de respect face à ses partenaires tant internes qu'externes.
Muke MUKE