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Les dessous de la visite éclair de Fatshi hier à Luanda
Allié important de la République démocratique du Congo au lendemain de la guerre d'agression de 1998, l'Angola focalise à nouveau l'attention de Kinshasa au regard de la progression des troupes de l'AFc-M23 à l'Est du pays. C'est dans cette perspective que s'inscrit la visite éclair du Président Félix Tshisekedi hier à Luanda où il a rencontré son homologue angolais.
L'est de la RDC demeure le théâtre d'affrontements entre l'armée congolaise (FARDC) et les rebelles soutenus par le Rwanda provoquant des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire croissante. Ces violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu s'intensifient malgré plusieurs initiatives diplomatiques et accords internationaux.
Dans ce contexte tendu, le président de la République, Félix Tshisekedi, a effectué hier lundi 5 janvier 2026 une visite de travail éclair à Luanda, en République d'Angola, où il a été reçu par son homologue João Lourenço, président en exercice de l'Union africaine (UA).
L'entretien, marqué par une atmosphère de coopération régionale accrue, s'est focalisé sur la crise sécuritaire majeure qui secoue l'est de la RDC, qualifiée par Kinshasa de guerre imposée.
Au terme de l'audience, le président Tshisekedi a salué les propositions très intéressantes formulées par le président Lourenço, estimant qu'elles pourraient apporter une contribution significative aux efforts de paix dans son pays.
Bien que les détails exacts n'aient pas été révélés, cette appréciation souligne l'importance du rôle que souhaite jouer l'Angola comme médiateur régional.
L'Angola s'était déjà positionnée pour organiser des pourparlers directs entre Kinshasa et la rébellion du M23, initiative qui avait suscité des réactions contrastées, notamment à Goma, où l'idée d'un dialogue direct avait été accueillie avec scepticisme.
MOBILISATION REGIONALE ET INTERNATIONALE
Parallèlement, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) prévoit une réunion ministérielle sur la sécurité à Livingstone (Zambie) du 8 au 10 janvier 2026, avec la participation de plusieurs pays de la région, preuve de la mobilisation croissante pour endiguer l'escalade.
La RDC a également renforcé ses relations avec plusieurs partenaires internationaux, notamment à travers des accords de coopération avec les États-unis et le renforcement de sa diplomatie bilatérale avec plusieurs pays africains, dans le but de mobiliser un soutien plus large à ses efforts de paix et de développement.
Le président Tshisekedi, rentré à Kinshasa en fin d'après-midi après cette visite de quelques heures, a fait de la recherche de la paix dans l'est du pays une priorité diplomatique majeure en ce début d'année, multipliant les consultations régionales et affirmant l'importance de la diplomatie pour un apaisement durable.
Tricya MUSANSI