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Pakadjuma : trois morts et plusieurs blessés après la démolition
* Révoltés après la brusque démolition de leurs logis de fortune, les occupants de ce bidonville de Kinshasa ont envahi la rue hier et sacagé une station service à Kingabwa.
L'opération "Retour aux normes", déclenchée par le Gouvernement provincial de Kinshasa, a viré au vinaigre hier mardi 10 bidonville de Limete érigé dans la concession de l'Office national des Transports (Onatra Sa). Les échauffourés qui ont éclaté dans la matinée entre la police et les sinistrés, révoltés après la brusque démolition de leurs logis de fortune, ont occasionné trois morts et plusieurs blessés, selon le bilan provisoire. Recit.
Le bidonville de Pakadjuma, site malfamé dans la commune de Limete, a été, hier mardi 10 février sous vives tensions. Des tirs à balles réelles, des affrontements entre groupes de jeunes et des actes de pillage ont plongé le quartier et ses environs, notamment Kingabwa, dans une situation de forte instabilité.
Le bilan provisoire fait état d'au moins trois personnes tuées, plusieurs blessés, dont certains touchés par armes blanches. Ce, au lendemain de la démolition de ce quartier populeux du district du Mont-Amba par l'autorité provinciale de Kinshasa.
Selon des témoins sur place, plusieurs coups de feu ont été entendus dès les premières heures de la matinée, provoquant un mouvement de panique généralisé parmi les habitants et les riverains.
La mobilisation, initialement déclenchée par le mécontentement des populations affectées par les démolitions récentes d'habitations et l'absence de mesures sociales d'accompagnement, a rapidement dégénéré.
UNE STATION-SERVICE PILLÉE
Des groupes de jeunes délinquants, (Kuluna), se seraient infiltrés dans la manifestation, transformant la contestation en affrontements violents.
Des machettes, des couteaux et autres armes blanches ont été signalés, et plusieurs agressions ciblées ont été rapportées.
Déjà fragilisé par la pauvreté chronique et les opérations de démolition, Pakadjuma apparaît aujourd'hui comme l'épicentre d'une crise sociale explosive. Les habitants dénoncent une répression jugée brutale et réclament des solutions concrètes : relogement, indemnisation et ouverture d'un dialogue avec les autorités.
" On nous chasse, on tire sur nous, mais personne ne nous écoute", s'est plaint un résident, encore sous le choc après les événements de la matinée.
SITUATION EXTREMEMENT TENDUE
À Kingabwa, une station-service a été vandalisée et pillée, illustrant l'effondrement momentané de l'ordre public.
Par mesure de sécurité, plusieurs entreprises et commerces situés autour de ce quartier infâme de la capitale ont suspendu leurs activités, obligeant de nombreux employés à quitter précipitamment la zone.
Malgré la présence visible des forces de l'ordre, la situation est demeuré extrêmement tendue. Les habitants redoutent une reprise des violences, alors que les appels au calme et à une réponse sociale urgente se multiplient.
À l'origine, les habitants de Pakadjuma ont protesté contre la démolition, par l'Hôtel de Ville, de plusieurs constructions considérées comme anarchiques.
Selon des témoignages et des vidéos largement relayés sur les réseaux sociaux, la situation a rapidement dégénéré : pneus brûlés, routes barricadées, affrontements entre forces de l'ordre et riverains, coups de feu … Autant de scènes de violence qui traduisent la colère des manifestants.
C'est le lundi 09 février que le Gouvernement provincial a procédé à la démolition des constructions anarchiques érigées le long de la voie ferrée dans ce quartier.
L'opération s'est déroulée en présence du ministre provincial de l'Environnement, Léon Mulumba, dans le but, entre autres, de rétablir et d'améliorer la circulation ferroviaire sur cet axe stratégique, mettant ainsi fin aux occupations illégales.
Gloire BATOMENE