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Kinshasa: l'économie informelle entre dans sa troisième phase de formalisation
En République démocratique du Congo, le processus de formalisation de l'économie informelle franchit une nouvelle étape. Le ministère de l'Économie nationale a lancé, lundi 19 janvier, la troisième vague de la formalisation de masse des acteurs du secteur informel. L'opération se déploie dans 13 communes de Kinshasa, avec un objectif clair : mieux structurer les petites activités économiques et les intégrer progressivement dans le circuit formel, précise le communiqué de presse.
Sur le terrain, les équipes du ministère ont entamé le travail d'identification et de pré-enregistrement dans les marchés, avant d'étendre la collecte des données aux commerçants exerçant le long des artères et dans les quartiers environnants. Une démarche qui marque, selon les autorités, l'entrée du programme dans sa "vitesse de croisière".
"Se présenter pour être aidé"
La commune de Kalamu a été la première étape de cette nouvelle phase. À cette occasion, le bourgmestre a appelé les commerçants et opérateurs informels à se faire enregistrer massivement, insistant sur l'importance de cette étape préalable pour bénéficier, à terme, d'un accompagnement public adapté. Le même message de mobilisation a été relayé à Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri et Bumbu, où les autorités communales ont souligné que l'enregistrement conditionne l'accès aux avantages de la formalisation.
Selon les autorités locales, cette opération ouvre la voie à plusieurs bénéfices concrets : accès progressif à la couverture santé universelle, aux mécanismes de protection sociale et aux dispositifs d'inclusion financière. Autant de leviers censés améliorer la résilience des petits commerçants, souvent vulnérables face aux chocs économiques.
Placée sous le thème "Mibimisa po Osungama" littéralement "se présenter pour être aidé", cette troisième vague vise une adhésion massive à un processus présenté comme durable et porteur d'opportunités. Pour le gouvernement, la formalisation de l'économie informelle doit devenir un outil d'inclusion économique, mais aussi un pilier du renforcement de la gouvernance et de la valorisation de l'entrepreneuriat local.
L'accueil favorable réservé à l'opération par les autorités communales et les populations est perçu comme un signal encourageant. Il traduit, selon le ministère de l'Économie nationale, une confiance progressive entre l'État et les acteurs de terrain, dans un pays où l'informel reste un moteur essentiel de la survie économique quotidienne.
J.A