Dernière minute
Société
Bafinikaka milinga te". Cette phrase en lingala " Bafinikaka milinga te " se traduit littéralement par " On ne couvre pas les fumées " (ou " On ne cache pas les fumées "). Ici, il importe de traduire au pluriel " fumées" - bien que ce soit un peu rare - la forme du singulier étant " mulinga" (…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Plus de 6.000 ménages de déplacés de guerre vivent actuellement dans des conditions précaires dans plusieurs agglomérations du groupement Baswagha-Madiwe, en secteur de Beni-Mbau, dans le…
Étranger
Washington a fait une entorse à sa politique d'"America First" en renouant avec l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation. Il est question de contenir l'épidémie d'Ebola en RDC au nom…
Nation
Une soirée d’échanges et de réflexion consacrée aux accords stratégiques entre la République démocratique du Congo et les États-Unis s…
Ouverture du procès RDC vs Rwanda à la CADHP : « Jamais le Rwanda et Paul Kagame n’ont été poursuivis en justice par des procès réels comme cette fois-ci » (Vice-ministre de la justice Samuel Mbemba)
*Vice-ministre de la Justice, Samuel Mbemba se félicite de la démarche amorcée par le Président Félix Tshisekedi.
Déterminé à briser le cycle de l’impunité, «comme jamais dans le passé», le Gouvernement congolais par l’entremise du vice-ministre de la justice et contentieux international, Samuel Mbemba, a réaffirmé son engagement à poursuivre le Rwanda et son président, Paul Kagame, devant la Cour africaine des droits de l’Homme (CADHP). C’est du moins ce qu’il l’a laissé entendre lors d’un point de presse, animé hier lundi 2 décembre à Kinshasa.
Cette initiative marque une rupture avec les politiques passées et la volonté de la RDC de faire entendre sa voix sur la scène internationale. «Depuis longtemps, notre pays subit des agressions, le pillage de nos minerais, les viols de nos femmes et enfants, ainsi que des massacres de nos populations. Pourtant, jamais auparavant, le Rwanda et son président, Paul Kagame, n’avaient été poursuivis avec une telle intensité sur le plan judiciaire», a souligné Me Mbemba, dénonçant les exactions dont a été victime la RDC.
Grâce à la détermination et à l’engagement du président congolais, la RDC a ainsi lancé une offensive judiciaire sans précédent sur plusieurs fronts. En plus du procès devant la Cour africaine, prévu pour le 12 février 2025, la RDC a également engagé une action le 26 septembre dernier devant la Cour de justice de la Communauté des États d’Afrique de l’Est. Les enquêtes de la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes commis en RDC depuis 2002 ont, par ailleurs, été rouvertes.
«Aujourd’hui, il y a trois procès en cours contre Paul Kagame et le Rwanda. Cela est rendu possible grâce à la vision et à l’engagement de Son Excellence, Monsieur le Président de la République», s’est félicité Me Mbemba.
Progrès judiciaires
Malgré les défis et les incertitudes quant à l’issue de ces procédures, qui peuvent s’éterniser au-delà de 2028 selon le vice-ministre, la RDC affiche sa volonté de poursuivre son combat pour la vérité et contre l’impunité.
«Je me demande maintenant que les procès sont ouverts et que les juges travaillent sur l’agression de notre pays par le Rwanda, ainsi que sur les exactions commises sur notre territoire, si ces procès ne se clôtureront pas avant 2028, qu’est-ce qui va se passer ? Jamais cela n’était arrivé auparavant. Jamais Paul Kagame et le Rwanda n’ont été poursuivis de manière aussi réelle que cela se fait aujourd’hui», a-t-il fait savoir.
Au cours des six derniers mois, le ministère de la Justice a accompli des avancées significatives dans le domaine du contentieux international. Selon Me Mbemba, la RDC a réussi à contrecarrer toutes les tentatives visant à lui imposer des condamnations financières disproportionnées.
«Aucun procès n’a été perdu. Il n’y a eu aucune condamnation contre les intérêts de la RDC durant cette période», a-t-il insisté.
Christian-Timothée MAMPUYA