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Delly Sesanga accuse Félix Tshisekedi de manipulation sur l’article 217 de la Constitution
Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Delly Sesanga, député honoraire et éminent membre de la plateforme » Sursaut national « , a critiqué les propos tenus par le président Félix Tshisekedi lors de son meeting à Lubumbashi concernant la révision constitutionnelle.
Le Président de la République promet de trainer en justice ceux qui, dit-il, « manipulent la population » sur ce sujet délicat. En réaction, Delly Sesanga a qualifié ces accusations de « prétexte fallacieux ».
» La manipulation, c’est lorsque vous versez dans une interprétation iconoclaste de l’article 217 de la Constitution par un faux bruit, en faisant croire que cet article dispose et expose le Congo à céder les territoires à des États voisins « , a déclaré Sesanga.
Ce n’est pas tout. Sesanga s’est insurgé contre les propos du chef de l’Etat, les qualifiant de mélange de » menaces » et de » mensonges « . Pour lui, ces tentatives ne dévieront pas les Congolais attachés à la défense de la République et de l’intérêt général.
« Les menaces, les mensonges ne feront reculer nullement le peuple congolais. Vous aurez face à vous tous les patriotes qui veulent aujourd’hui que le Congo devienne, à jamais, une République0, un État au service de l’intérêt général « , a-t-il insisté.
Il faudrait signaler que Delly Sesanga comme porte-voix du Sursaut national, une plateforme des opposants à la révision constitutionnelle. Sesanga avait été brièvement interpellé par la police lors d’une manifestation organisée par cette coalition.
Katumbi fustige d’une » interprétation erronée » de l’article 217 de la constitution
L’opposant Moïse Katumbi a réagi sur X aux déclarations faites le samedi 16 novembre à Lubumbashi par le président de la République.
S’exprimant sur l’article 217 de la Constitution, le chef de l’Etat estime que cette disposition ouvrirait la porte à la » vente » de la souveraineté du pays. Cet article stipule que » La République Démocratique du Congo peut conclure des traités ou des accords d’association ou de communauté comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine ».
Pour Moïse Katumbi, il s’agit d’une » interprétation erronée » président Félix Tshisekedi.
» L’article 217 de notre Constitution n’est, dans son esprit et dans sa lettre, ni une innovation ni une particularité de notre constitution. Pire, la souveraineté n’est pas à confondre avec le territoire « , écrit le président d’Ensemble pour la République qui accuse son adversaire de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat usurpé et » assume avec grande fierté son statut de dictateur ».
FDA