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45ème SEMAINE DE MPOX EN RDC, Le ministre Samuel Kamba: « Quand nous avons un seul cas dans un milieu confiné, nous vaccinons tout le monde »
Vacciner tout le milieu confiné lorsqu’il y a un seul cas dans cet endroit, telle est l’approche efficace et efficiente prise par le ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba et son équipe pour faire face à la crise sanitaire de Mpox qui sévit en RDC. C’est ce qui ressort du briefing hebdomadaire animé par le ministre de la Communication des Médias, Patrick Muyaya et son homologue de la Santé, le mercredi 13 novembre.
«Pour été contaminé, il faut être en contact régulier, rapproché avec la personne contaminée. D’où, ça nous a donné de la matière pour la politique de vaccination. Nous ciblons ceux qui sont très proches des personnes contaminées.
Les Sud-Kivu, Sankuru, Tshuapa à Mongala, Équateur sont parmi les provinces hôtes c’est-à-dire les plus touchées. Les prisons sont parmi les milieux confinés. Quand nous avons un seul cas dans un milieu confiné, nous vaccinons tout le monde», a précisé Samuel Roger Kamba.
HALTE À TOUT STÉRÉOTYPE
Il a tordu le cou à tout stéréotype sur la vaccination. Pour lui, c’est un faux procès contre les Congolais d’autant plus qu’elle ne date pas de longtemps en faisant allusion à la poliomyélite, la rougeole, le Mpox aujourd’hui.
«La question du refus de vaccination, est un faux procès contre les Congolais. C’est une erreur de communication, tous les jours, nos mamans vaccinent nos enfants sur la poliomyélite, la rougeole et c’est depuis belle lurette. La variole du singe d’aujourd’hui émane de la variole humaine. Nous sommes protégés grâce à la vaccination humaine qui a décimé le monde à l’époque. Dans les zones où il y a le Mpox, la population demande le vaccin. Ce n’est pas un vaccin nouveau. C’est le même qui a été utilisé aux États-Unis d’Amérique et en Europe. Vous pensez qu’un million de Congolais peuvent être tués sans que l’on se rende compte même si nous sommes au moins 100 millions d’habitants», a-t-il poursuivi.
PLUS DE 42.000 CAS ET 1.000 MORTS
Le ministre a ensuite présenté des chiffres à la 45ème semaine de Mpox en RDC. Au stade actuel, c’est plus de 42.000 cas suspects et plus de 1.000 morts.
«Nous avons dépassé les 42.000 cas suspects au cours de cette 45e semaine et avons enregistré environ 1.130 morts dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année», a-t-il dit.
Une riposte multi sectorielle reposant sur cinq piliers: «Nous avons fait le choix d’une riposte multisectorielle. Nous avons la surveillance, le laboratoire, la prise en charge, la protection contre les infections et la communication. Cette prise en charge multisectorielle est dirigée par notre Institut national de santé publique, avec le soutien des partenaires (…) Ce virus avec cette contamination sexuelle a montré une différence qui, au départ, a augmenté le nombre de cas», a souligné Samuel Roger Kamba.
Le Mpox est une zoonose c’est-à-dire une maladie qui se transmet de l’animal à l’homme. Depuis 2022, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’a déclaré comme une urgence sanitaire de portée internationale.
Gloire BATOMENE