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ZLECAF : Félix Tshisekedi appelle à une union des nations africaines
À l'occasion de la 16ème réunion du Conseil des ministres du Commerce de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), hier mardi 15 avril à Kinshasa, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a lancé un appel fort à la solidarité africaine pour faire de cette initiative un levier de transformation économique durable.
Dans son discours, le Chef de l'État a mis en avant les retombées positives que la ZLECAF pourrait avoir pour la RDC et plus largement, pour l'ensemble du continent africain. Il a notamment insisté sur la nécessité de saisir cette opportunité pour accélérer la diversification des économies nationales et renforcer la résilience des États face aux chocs extérieurs.
" Les bénéfices pour notre pays sont multiples : diversification accélérée de notre économie, valorisation de nos avantages comparatifs, accès élargi aux marchés régionaux, réduction des vulnérabilités économiques et renforcement de notre résilience ", a déclaré Félix Tshisekedi devant les représentants des pays membres.
Plus qu'un simple cadre commercial
Plus qu'un simple cadre commercial, la ZLECAF est perçue par le Président congolais comme un pilier stratégique pour l'avenir du continent. En facilitant la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux, cette zone de libre-échange devrait permettre à l'Afrique d'exploiter pleinement son potentiel économique et de renforcer son autonomie face aux marchés internationaux.
Mobilisation collective
Félix Tshisekedi a, par ailleurs, appelé à une mobilisation collective pour garantir la réussite de cette initiative : " Je lance un appel solennel à tous les pays africains :unissons nos forces pour faire de la ZLECAF un succès. Investissons dans les infrastructures transfrontalières, harmonisons nos réglementations et soutenons nos entreprises afin qu'elles puissent conquérir le marché continental ".
Pour le premier des Congolais, la ZLECAF représente bien plus qu'un simple accord commercial. Il s'agit, selon lui, d'une opportunité historique de transformation économique du continent, de stimulation de la croissance et de création d'emplois pour la jeunesse africaine.
" En unissant 54 nations autour d'un marché commun pour les biens et services, en facilitant la libre circulation des personnes et des capitaux, et en posant les bases d'une union douanière, la ZLECAF nous offre une plateforme unique pour transcender nos frontières et libérer le potentiel économique de notre continent ", a déclaré Félix Tshisekedi, ajoutant que cette initiative constitue l'un des piliers majeurs de l'Agenda 2063 de l'Union africaine, qui ambitionne de faire du commerce intrafricain aujourd'hui inférieur à 20 % un moteur de la croissance.
Doté d'abondantes ressources naturelles et d'une position géographique centrale, le pays peut, selon le chef de l'Etat congolais, jouer un rôle de premier plan dans le commerce intra-africain.
" Les bénéfices pour notre pays sont multiples : diversification accélérée de notre économie, valorisation de nos avantages comparatifs, accès élargi aux marchés régionaux, réduction des vulnérabilités économiques et renforcement de notre résilience ", a-t-il fait savoir.
Paluku "maître d'œuvre"
Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, maître d'œuvre de cette réunion, s'est félicité du succès de l'organisation. Devant un parterre de ministres africains, de partenaires techniques et du Secrétaire général de la ZLECAF, Wamkele Mene, il a réaffirmé l'ambition de la RDC d'être un acteur central dans la mise en œuvre de l'accord.
Julien Paluku a révélé que la RDC avait déjà soumis à la ZLECAF une liste de 6.439 produits destinés aux échanges intra-africains, tout en protégeant 3 % de ses produits stratégiques (soit 209 produits) du démantèlement tarifaire. Une mesure conforme aux dispositions de l'accord, qui reconnaît le droit de chaque pays à préserver certains secteurs sensibles de son économie.
Il a également mis en exergue les règles d'origine strictes de la ZLECAF, qui exigent qu'un produit soit considéré comme " originaire" si au moins 70 % de ses intrants sont issus du territoire national, écartant ainsi les simples assemblages de pièces importées.
La RDC met plusieurs plans structurants
Consciente des enjeux à venir, la RDC a mis en place plusieurs plans structurants pour anticiper l'ouverture totale de ses frontières prévue d'ici 2036. Parmi eux : le Plan National Stratégique de Développement, le Plan Directeur d'Industrialisation, le Plan Stratégique de Transformation Agricole, ou encore le Plan National des Infrastructures Routières et celui de Promotion des Exportations.
Julien Paluku a également plaidé pour que Kinshasa abrite le siège du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), un outil clé pour faciliter les transactions commerciales en devises locales à travers le continent.
Rwanda dénoncé
En marge des discussions économiques, le ministre congolais a fermement dénoncé les velléités expansionnistes du Rwanda à l'est du pays, appelant à une solidarité panafricaine contre toute forme d'agression. "L'Afrique économique doit aussi être une Afrique solidaire ", a-t-il lancé, fidèle à l'esprit d'une intégration inclusive et pacifique.
À travers cette réunion, la RDC a prouvé qu'elle ne se contente plus d'être un géant endormi au cœur de l'Afrique. Elle veut désormais jouer un rôle moteur dans l'intégration économique du continent. En conjuguant vision stratégique, action concrète et leadership politique, Kinshasa affirme sa volonté de porter l'ambition d'une Afrique forte, commerçante et unie.
Christian-Timothée MAMPUYA