Dernière minute
Société
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre serait lié à un problème électrique. Les flammes ont notamment touché les installations de la Radio…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les militants de la coalition Article (C-64), interpellés mardi 15 septembre lors de la marche interdite dans plusieurs villes du Haut-Katanga, ont été libérés. L’annonce a été faite ce jeudi par…
Étranger
Le pape Léon XIV vient de mettre fin à la réduction des salaires des cardinaux et hauts responsables du Vatican, selon un décret pontifical publié le lundi 14 septembre 2026.
…
Nation
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre…
Kinshasa et Kigali sous pression pour un retour apaisé des déplacés
Le dossier sensible du retour des réfugiés et déplacés internes a dominé les échanges, le mardi 26 août, entre le Vice-Premier ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, et le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, en mission de travail à Kinshasa. La ministre d'État en charge des Affaires étrangères a également pris part à cette rencontre.
Au cœur de la discussion : la mise en œuvre de solutions durables pour les populations contraintes à l'exil, dans le cadre du processus de paix fondé sur l'Accord de Washington et la Déclaration de principes de Doha. L'enjeu est double, à savoir : préparer la Conférence internationale sur la paix, attendue à Paris en octobre prochain, et consolider la feuille de route adoptée en juillet à Addis-Abeba pour 2025-2026.
"Le processus doit rester humanitaire…"
Lors d'une conférence de presse conjointe, M. Grandi a lancé un appel clair : " Le processus doit rester humanitaire et non politique ". Selon lui, la réussite du retour dépend de trois conditions essentielles : identifier les réfugiés désireux de rentrer volontairement dans leur pays d'origine ; Garantir que ce retour demeure librement consenti ; assurer un accompagnement adapté pour faciliter leur réintégration.
Le HCR se positionne ainsi comme facilitateur neutre entre Kinshasa et Kigali, chargé d'aplanir les tensions et d'offrir des garanties aux personnes concernées.
83.000 réfugiés congolais vivent au Rwanda
Pour la RDC, le défi est de taille : plus de 83.000 réfugiés congolais vivent encore au Rwanda. Leur rapatriement progressif, inscrit sur la feuille de route adoptée à Addis-Abeba, s'annonce comme une étape cruciale pour tourner la page de plusieurs années d'instabilité.
Kinshasa, tout en réaffirmant sa volonté de créer les conditions favorables à ce retour, insiste sur le rôle indispensable du HCR dans la supervision du processus. L'agence onusienne est reconnue par les deux parties comme acteur neutre, garant du caractère volontaire et sécurisé des opérations.
Cette rencontre prépare également le terrain pour la Conférence internationale sur la paix, prévue en octobre à Paris. L'objectif : harmoniser les messages, afficher une volonté commune et donner des gages à la communauté internationale quant à la résolution pacifique et durable de la crise des réfugiés.
Entre attentes humanitaires, calculs politiques et impératifs sécuritaires, le retour des déplacés demeure un test majeur pour la coopération RDC-Rwanda et pour la crédibilité du processus de paix en cours.
Jérémie ASOKO