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Secucaf 2025 : Onze figures honorées pour incarner la conscience africaine
Onze personnalités issues des sphères religieuse, coutumière, académique et civique ont été désignées et honorées comme porte-étendards du combat de Simon Kimbangu et de la conscience africaine. C'était lors de la clôture de la deuxième édition de la Semaine culturelle de la conscience africaine (Secucaf), le week-end dernier, au Palais du peuple, à Kinshasa.
Parmi les récipiendaires distingués cette année, deux figures ont particulièrement retenu l’attention : le Général Chancelier Matutezulua André, premier cité sur la liste des lauréats, et Sa Majesté Mfumu Difima Ntinu, autorité coutumière dont la parole a résonné comme un rappel à la mémoire authentique de l’Afrique. «Une histoire dont on enlève une seule trace n’est plus la vraie histoire», a-t-il souligné dans une déclaration poignante.
Ces distinctions n’étaient pas de simples décorations, elles sont plutôt venues consacrer des engagements profonds, parfois silencieux, au service de la mémoire, de la dignité et de l’identité africaines.
Dans son discours de clôture, Pitchou Matouasilua, initiateur de la Secucaf, a souligné la nécessité de faire de cette semaine non pas un événement isolé, mais un véritable mouvement national et international, enraciné dans la transmission intergénérationnelle et la souveraineté culturelle.
"Incarner les valeurs de courage, de resilience, de lumière"
Le Secrétaire général au ministère de la Culture, Léon Abedi Tshenegwa, a, de son côté, salué, avec émotion, l’ensemble des lauréats, appelés à «incarner les valeurs de courage, de résilience et de lumière que portait le Prophète Simon Kimbangu».
Aux côtés du Général Matutezulua et de Sa Majesté Mfumu Difima, neuf autres personnalités ont été mises à l’honneur entre autres : Alumina Lawu, Paulo Bunga Muntu, Ornella Pongo, metteuse en scène de la pièce Natuni yo Kongo, présentée durant la semaine, Nyanga Madingu Docile, Nitumfuidi Masambukidi Samuel, Mabanga Mabanga Gilbert, Kitobo Kayumba Mwanabute et Meutchehe Ngomsi Claude Albert.
Chaque lauréat, par son parcours, ses actions ou son ancrage culturel, a participé à réveiller les consciences et à redonner à l’Afrique ses repères.
Organisée du 4 au 12 avril sous l’impulsion des structures «Tokanisa Mboka» et de l’Union de la jeunesse kimbanguiste, cette deuxième édition a aussi été marquée par la présentation de la pièce «Natuni yo Kongo», des conférences, débats, ateliers et prestations artistiques, dans une volonté assumée de réconcilier l’Afrique avec elle-même.
Le message de fond était clair, celui de refuser l’oubli, et l’aliénation culturelle, et porter fièrement la mémoire de ceux qui ont combattu pour la liberté spirituelle, politique et identitaire des peuples africains.
Tricya MUSANSI