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Plus de 80 civils tués à Beni, le parlement des jeunes dénonce l'escalade des massacres
Le parlement des jeunes de la commune d'Oicha, territoire de Beni, a tiré la sonnette d'alarme dans une déclaration rendue publique le 22 septembre.
En l'espace de deux mois et neuf jours, cette structure citoyenne affirme avoir documenté au moins 88 civils tués, 43 maisons, 15 motos et 7 vélos incendiés par les rebelles ADF dans l'espace Beni-Maimoya, particulièrement à l'Ouest de la RN4. Plusieurs cas d'enlèvements et d'otages introuvables s'ajoutent à ce bilan déjà lourd.
Les attaques meurtrières se sont multipliées : 34 civils tués les 9 et 10 juillet à Katerain, Bayeyi, Matoko et Masia ; 19 personnes massacrées le 8 septembre à Fotodu ; 11 autres exécutées le 18 septembre à Wesa et Sabu. Des villages entiers comme Mbimbi, Mabasele ou encore Mbau ont été incendiés, laissant des familles sans abris et plongeant la population dans une peur constante.
Face à cette situation, les jeunes dénoncent l'inefficacité des opérations conjointes FARDC-UPDF, pourtant censées sécuriser la région.
Dans son message, le parlement des jeunes interpelle les forces de sécurité, les élus du territoire de Beni et la population. Il exige une traque immédiate des assaillants, appelle les députés à sortir de leur silence et exhorte la population à rester vigilante, à dénoncer les collaborateurs de l'ennemi et à rejeter toute implication dans les groupes armés. " Trop, c'est trop ", conclut la déclaration, rappelant que la sécurité est une affaire collective et que l'unité est la seule arme pour vaincre les ADF.
Pascal NDUYIRI, à Beni