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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Masisi : la moitié des structures sanitaires paralysées, le choléra menace les populations
La situation sanitaire devient sérieuse dans la zone de santé de Katoyi, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Sur les 22 aires de santé que compte cette zone, seules 11 restent opérationnelles après plusieurs mois d’affrontements armés entre les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, et les éléments du Front pour la refondation de la nation (FRN), anciennement AFC-M23.
Selon les sources médicales locales citées par Radio Okapi le 21 octobre, les combats ont provoqué le pillage de plusieurs structures sanitaires. Des médicaments, des équipements et d’autres fournitures médicales ont été emportés, réduisant considérablement les capacités de prise en charge des malades dans cette partie du Nord-Kivu.
À ces difficultés s’ajoute la fuite du personnel soignant et des habitants, contraints de chercher refuge dans des zones considérées comme plus sûres. Malgré une accalmie observée ces derniers jours, le retour des professionnels de santé reste limité, notamment en raison des préoccupations sécuritaires et de la crainte de représailles.
UNE RECRUDESCENCE DE CAS DE DIARRHE CHOLERIFORME
Plus inquiétant encore, plusieurs localités de la zone de santé de Katoyi, notamment dans les groupements d’Ufamandu, connaissent une recrudescence de cas de diarrhée cholériforme. Cette situation suscite des craintes supplémentaires, alors que les structures sanitaires encore fonctionnelles manquent de moyens pour répondre efficacement aux besoins de la population.
Face à cette urgence, les responsables sanitaires plaident pour l’ouverture de couloirs humanitaires afin de faciliter l’accès des malades aux soins et l’acheminement des médicaments. Ils estiment également que la sécurisation des structures médicales et le retour du personnel soignant sont indispensables pour rétablir progressivement les services de santé.
Dans cette partie du territoire de Masisi, les populations se retrouvent ainsi confrontées à une double menace : les conséquences des affrontements armés et la détérioration de l’accès aux soins. Sans une intervention rapide des autorités et des partenaires humanitaires, les difficultés d’approvisionnement et la progression des maladies diarrhéiques risquent d’aggraver davantage la vulnérabilité des communautés.
Pascal NDUYIRI