Dernière minute
Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
Étranger
La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
Nation
Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Faites nous de bonne politique, et je vous ferai…
IN MEMORIAM : LES ÉDITOS DE JOSÉ NAWEJ
En perpective du troisième anniversaire du décès de José NAWEJ, l’Éditeur de Forum des As d’heureuse mémoire, la rédaction a amorcé depuis hier ce mardi la publication quotidienne de quelques uns de ses éditos. À la demande générale. Pas photo avec l’actualité…
Faites nous de bonne politique, et je vous ferai…
« Faites-nous de bonne politique, et je vous ferai de bonnes finances ». Très tentant de tropicaliser ce conseil du Baron Louis en l’appliquant à la sempiternelle quête-attente d’investisseurs au bord du majestueux fleuve Congo.
Voilà des décennies que le pays attend les investisseurs, façon « En attendant Godot » de Samuel Beckett. C’est-à-dire sans succès. Les différents pouvoirs qui défilent à Kinshasa ne font pas l’économie d’annonces de venue de ces créateurs d’emplois et donc des richesses.
Les dernières promesses de la longue série sont celles en béton du Président Fatshi. Annoncée à la ville et au monde, l’arrivée d’investisseurs se fait toujours attendre. Difficile d’imaginer cette prophétie se réaliser au crépuscule du quinquennat. Même si le Gouvernement peut à juste titre se prévaloir d’avoir opéré une certaine mue ou une mue certaine sur le front du climat des affaires.
Sur le papier, nombre de tracasseries administratives ont été démantelées. L’étau fiscal est en passe d’être desserré. Telle une belle fille, la RDC entend se parer de ses beaux atours et atouts pour attirer des investisseurs.
Reste que le climat des affaires n’est pas que question des textes et du repenti des dirigeants et des fonctionnaires faisandés. Le climat des affaires dépend également de l’environnement politique du pays. On ne peut pas vouloir attirer les investisseurs sans créer les conditions d’une décrispation politique. Ou en tout cas, en laissant se développer des tensions politiques dans le pays.
En l’occurrence, la détérioration de l’environnement politique ne plaide pas pour l’attractivité de la RDC. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, renseigne un adage. L’investisseur étant comparable à du gibier hyper peureux, disait le Premier ministre Kengo qui, en la matière, savait de quoi il parlait. Mutatis mutandis, la suggestion du Baron Louis est aussi valable pour les investissements.
Alors, messieurs les détenteurs de l’imperium : « Faites de bonne politique et les investisseurs viendront ».
José NAWEJ (Édito du mercredi 07 juin 2023)