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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
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Kasaï-Oriental : la mairie ordonne la fermeture définitive du cimetière de Tshibombo
Le cimetière de Tshibombo, situé au quartier Makala, dans la commune de Bipemba, à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï-Oriental, est désormais définitivement fermé à toute nouvelle inhumation. Cette décision, prise par les autorités urbaines en raison de la saturation du site, s’accompagne d’une interdiction formelle des enterrements clandestins et de mesures de contrôle destinées à faire respecter cette fermeture.
Dans un communiqué officiel daté du 15 octobre 2026 et rendu public lundi 19 octobre, le maire de Mbuji-Mayi, Jean-Marie Lutumba Katupu Moyi, informe la population de l’interdiction définitive d’utiliser ce cimetière pour de nouvelles sépultures.
Cette mesure s’appuie sur l’arrêté urbain du 18 mars 2021 ainsi que sur une décision du Comité provincial de sécurité prise le 6 octobre 2026. Elle intervient dans un contexte de saturation avancée de cet espace funéraire, situé à l’entrée ouest de la ville. Selon les autorités urbaines, le cimetière de Tshibombo ne dispose plus d’espaces suffisants pour accueillir de nouvelles dépouilles dans des conditions appropriées.
DES MESURES DE CONTRÔLE ANNONCÉES CONTRE LES ENTERREMENTS CLANDESTINS
Depuis plusieurs mois, la saturation du site avait notamment conduit à des pratiques consistant à procéder à de nouvelles inhumations dans d’anciennes tombes, une situation qui soulève des préoccupations concernant la gestion des espaces funéraires.
Face à cette réalité, la mairie a décidé de renforcer l’application de l’interdiction afin de mettre un terme aux enterrements effectués malgré les restrictions administratives.
Pour garantir le respect de cette décision, le maire de Mbuji-Mayi a instruit plusieurs responsables administratifs et sécuritaires de prendre les dispositions nécessaires. La bourgmestre de la commune de Bipemba, le commandant de la Police nationale congolaise (PNC) du district Ouest 2 ainsi que le chef du quartier Makala sont notamment chargés d’assurer la surveillance du site.
QUESTION DE LA DISPONIBILITÉ D’AUTRES SITES D’INHUMATION
Ces autorités devront veiller à empêcher toute nouvelle inhumation et à faire appliquer les mesures prévues à l’encontre des personnes qui tenteraient de contourner l’interdiction. Dans son communiqué, l’autorité urbaine insiste sur le caractère obligatoire de cette décision et appelle les habitants à s’y conformer.
Cette mesure concerne aussi bien les résidents de Mbuji-Mayi que les populations environnantes qui utilisaient le cimetière de Tshibombo pour l’inhumation de leurs proches. La fermeture définitive de ce cimetière soulève désormais la question de la disponibilité d’autres sites d’inhumation pour les familles endeuillées.
En effet, l’interdiction de nouvelles sépultures dans cet espace nécessite une orientation claire des habitants vers des cimetières encore opérationnels et disposant de capacités d’accueil suffisantes. Cependant, le communiqué de la mairie ne précise pas les sites alternatifs vers lesquels les familles devront désormais se tourner.
Cette absence de précisions pourrait compliquer l’organisation des funérailles pour certains ménages, particulièrement ceux qui avaient l’habitude d’utiliser le cimetière de Tshibombo en raison de sa proximité géographique. Au-delà de cette fermeture, la situation met en évidence les défis liés à la gestion des espaces funéraires dans une ville confrontée à des besoins croissants en infrastructures publiques.
La planification de nouveaux cimetières, leur aménagement et leur entretien constituent ainsi des questions auxquelles les autorités locales devront apporter des réponses pour éviter la saturation d’autres sites. Pour les habitants de Mbuji-Mayi, l’enjeu immédiat reste de connaître les dispositions prises par l’administration urbaine pour garantir la continuité des services funéraires dans le respect des règles sanitaires et administratives.
La fermeture du cimetière de Tshibombo est désormais effective sur le plan administratif. Reste à savoir quelles solutions alternatives seront proposées aux familles pour l’inhumation de leurs proches.
Félix MULUMBA KALEMBA