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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La sempiternelle « main noire « …
En RDC, plus fort et plus redoutable que » la main noire » n’existe pas. Affrontements intercommunautaires à Kwamouth ? Le Président de la république y avait vu une main noire. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le lac Maindombe et le fleuve Congo. Mais, sans emporter la fameuse » main noire « . Car, le conflit entre Yaka et Téké ne s’est pas estompé. Plus grave, il s’exporte plutôt vers des contrées encore plus proches -c’est un euphémisme- de Kinshasa, la capitale.
A Kindu où il y a eu mort d’hommes, le week-end dernier, à la suite des manifestations contre l’insécurité ; une source officielle a fait état d’une main noire qui manipulerait des jeunes. Peut-être que dans les prochains jours cette « main noire » apparaîtra au grand jour.
Une autre « main noire » ou la même serait à l’origine de la rareté des maïs dans le Katanga et l’espace Kasaï. L’accusation est du Gouvernement. Sevrés de leur » bukari « , les Katangais n’ont qu’à s’en prendre à la » main noire « , responsable de leur malheur.
Devrions-nous déduire que même la dégringolade du Franc congolais face au dollar serait le fait d’une « main noire » ? Idem pour la hausse des prix de certains produits de première nécessité ?
A quelques encablures de la fin du quinquennat, le disque sur » la main noire » n’est pas sans rappeler cette autre antienne du début de mandat de Fatshi béton. A savoir » la faute au FCC » qui bloquait systémiquement et systématiquement tout.
Il n’y a pas meilleure illustration du premier degré de la phrase sartrienne » L’enfer c’est les autres » contenue dans la pièce de théâtre » Huis clos« . Et quelle serait alors la responsabilité du Pouvoir dans la détérioration de l’environnement général du pays ? Question capitale à l’approche de l’heure de la reddition des comptes, fin du bail quinquennal oblige. A moins d’annoncer carrément urbi et orbi qu’après le FCC, tout le passif est à mettre sur le dos de la » main noire « . La boucle du dédouanement sera ainsi bouclée. José NAWEJ