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Conseil de sécurité de l’Onu : l'ambassadeur Mukongo lance un appel à une action ferme pour restaurer la paix en RDC
"La cessation des hostilités, le retrait des troupes rwandaises, la fin de leur appui au M23 et le retour de l'autorité de l'État congolais sur toutes les zones occupées constituent des conditions non négociables pour une paix véritable", a déclaré l'Ambassadeur Mukongo Ngay Zénon paraphrasant le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le Représentant permanent de la République démocratique du Congo (RDC) auprès des Nations Unies a livré une déclaration ferme et sans équivoque sur la dégradation continue de la situation sécuritaire à l'Est de la RDC. C'était le lundi 13 octobre 2025 à l'occasion de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation dans la région des Grands Lacs.
Au cours de son intervention, il a rappelé les atrocités récentes perpétrées par les groupes armés, notamment plus de 272 assassinats et exécutions sommaires, 300 cas de viols et autant de cas de tortures corporelles au cours des seuls mois de septembre et octobre. Il a également mis en lumière les déplacements massifs de populations et les crimes organisés contre les jeunes congolais sous couvert de formations militaires forcées.
Saluant d'emblée les efforts du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, et de son Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, l'Ambassadeur Huang Xia, l'Ambassadeur Mukongo a dressé un tableau sombre mais lucide des violences en cours, notamment dans le Sud-Kivu et le Nord-Kivu.
Il a particulièrement insisté sur la responsabilité du mouvement M23 et sur le soutien militaire, logistique et opérationnel que celui-ci continue de recevoir du Rwanda, en violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité et des engagements internationaux.
Puis, tout en saluant les efforts diplomatiques en cours tels que les processus de Washington, de Doha et les mécanismes conjoints de sécurité mis en place à Addis-Abeba, la RDC a exprimé ses doutes sur la sincérité des engagements de certaines parties impliquées, notamment le Rwanda, a martelé le diplomate congolais.
Ensuite, l'Ambassadeur Mukongo Zénon a également appelé à une gestion plus rigoureuse des ressources naturelles, dénonçant leur exploitation illégale, véritable moteur économique du conflit. Puis, il a plaidé pour un mécanisme de contrôle inspiré du Processus de Kimberley, adapté à l'or et aux autres ressources stratégiques de la région.
Enfin, le diplomate congolais a réaffirmé l'engagement sans faille de la RDC en faveur de la paix. Il n'a pas manqué d'appeler la communauté internationale, et en particulier les membres du Conseil de sécurité, à garantir l'application effective des engagements pris par tous les acteurs régionaux.
Mathy MUSAU