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Kinshasa rejette l’inclusion de son cobalt sur la liste noire américaine
*Pour le gouvernement, cette décision du Département du Travail des Etats-Unis porte atteinte à la réputation internationale du secteur minier congolais, pilier important de l’économie nationale.
Le Gouvernement a vigoureusement dénoncé la décision du Département du Travail des États-Unis d’ajouter le cobalt à sa liste des biens produits par le travail des enfants ou le travail forcé. Dans un communiqué publié hier mardi 1er octobre, les autorités congolaises estiment que cette décision ignore les progrès réalisés pour réguler et assainir le secteur minier.
« Cette décision ne tient pas compte des efforts ni des avancées majeures enregistrées dans la régulation de l’exploitation minière artisanale et industrielle par l’Etat. Elle tend à remettre en cause l’efficacité des dispositifs internationaux de contrôle de conformité et de diligence raisonnable de la chaine d’approvisionnement reconnus en matière de droits humains, de travail et de sécurité auxquels les industriels sont soumis avec rigueur par des structures internationales indépendantes travaillant directement avec des multinationales occidentales (européennes et américaines) pour tenir compte des utilisateurs finaux « , indique le communiqué du ministère de la Communication et des Medias.
En outre, Kinshasa rappelle que des mécanismes internationaux de contrôle de conformité et de diligence raisonnable, notamment en matière de droits humains et de travail, sont rigoureusement respectés par les entreprises minières opérant en RDC, sous la surveillance d’organisations indépendantes.
Les autorités congolaises estiment par ailleurs, que l’inclusion du cobalt dans cette liste porte atteinte à la réputation internationale du secteur minier congolais, alors que celui-ci est un pilier important de l’économie nationale et joue un rôle central dans la transition énergétique mondiale.
Concernant la problématique du travail des enfants dans le secteur minier artisanal informel, Kinshasa rappelle que l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC), créée en 2019, travaille activement à la régularisation de ce secteur.
Celle-ci met en place des pratiques strictement éthiques et transparentes, en conformité avec les lois nationales et les normes internationales. Ces initiatives visent à éradiquer toute forme d’exploitation illégale du cobalt, notamment l’utilisation d’enfants dans les mines.
Un appel à la reconnaissance des efforts de réforme
Sur le plan de l’exploitation industrielle, le Gouvernement insiste sur le fait que les entreprises opérant en RDC respectent les lois nationales et internationales, ainsi que des cadres de gouvernance rigoureux. Celles-ci suivent notamment les lignes directrices de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), garantissant des chaînes d’approvisionnement exemptes de toute forme de travail forcé ou d’exploitation d’enfants.
La RDC a également rappelé les réformes entreprises pour renforcer la régulation du secteur minier, parmi lesquelles la création de l’Inspection Générale des Mines, la dynamisation de l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le secteur Privé (ARSP), ainsi que l’adhésion de la RDC à des initiatives internationales comme l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Vœu d’un soutien technique et financier international
Reconnaissant la nécessité de maintenir une vigilance accrue sur ces questions, la RDC appelle ses partenaires internationaux, y compris les États-Unis, à intensifier leur soutien technique et financier. L’objectif est de renforcer davantage les mécanismes de traçabilité du cobalt, afin de garantir un approvisionnement éthique et conforme aux normes internationales.
» Le Gouvernement appelle les partenaires internationaux de la République Démocratique du Congo, y compris les États-Unis d’Amérique, à reconnaître ces avancées et à intensifier leur soutien technique et financier pour renforcer les mécanismes de traçabilité du cobalt afin de garantir un approvisionnement éthique et conforme aux normes internationales », souligne ce communiqué.
En tant que principal producteur mondial de cobalt, représentant environ 73 % de la production globale, la RDC note que des décisions telles que celle du Département du Travail des États-Unis risquent de compromettre l’accès de ses entreprises aux marchés internationaux. Le pays souligne son rôle clé dans la transition vers une économie verte et circulaire, et se positionne comme un » pays-solution » dans ce processus.
Une invitation à la coopération
Le pays de Felix Tshisekedi réaffirme son ouverture à toute initiative constructive visant à améliorer les conditions de travail dans le secteur minier. Il réitère son engagement à travailler en étroite collaboration avec ses partenaires économiques pour assurer une production responsable et durable des minerais stratégiques, contribuant ainsi au développement inclusif du pays.
Lire ci-dessous, l’intégralité du communiqué du Gouvernement.
Timothée MAMPUYA

