Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres…
Nation
Dans un contexte marqué par des turbulences internes, la ministre de la Recherche scientifique et Innovation technologique, la Professeure Dr Marie-Thérèse Sombo Ayanne, a décidé de reprendre la…
Lubumbashi : Un jeune étudiant et artiste tué par balles
Le vendredi 17 mai aux alentours de 18 heures, alors que la ville vibrait au rythme d'activités culturelles d'envergure, la communauté artistique lushoise venait de perdre l'un des siens. L'artiste, slameur et designer Kongol Ngoy Simplice, alias L'enfant noir, a été abattu par balles au niveau du Golf Lido, sur la route menant au jardin zoologique de Lubumbashi, par des hommes armés en tenue militaire. Il rentrait paisiblement chez lui après une prestation de slam lors du Café littéraire participatif organisé au Centre d'art et de recherche Picha.
Kongol Ngoy Simplice, connu pour sa douceur et sa joie de vivre, était un homme pacifique, profondément engagé dans la valorisation des cultures locales et africaines à travers son art. Unique dans son style, il a su imposer le Kanyok, sa langue natale dans le slam lushois, lui conférant une place de choix dans ses textes et son identité artistique.
Il est mort comme un bandit, tué par balles, traîné comme un sans-abri, puis jeté dans le caniveau longeant la clôture du jardin zoologique. Il a été exécuté par des hommes en uniforme militaire, alors qu'il ne représentait aucun danger. Admiré de tous, toujours souriant, il affirmait n'avoir jamais su ce qu'était la colère : sa joie était sa seule réponse à l'injustice. Et pourtant, il est mort par balles, dans un pays qui se proclame État de droit, garant des libertés fondamentales, de la justice et de la protection des citoyens.
"CES MILITAIRES NE PEUVENT PAS RESTER IMPUNIS"
" Il faut rappeler que les tueries de civils par des hommes armés en tenue militaire sont fréquentes. Notre justice doit agir. Ces militaires ne peuvent pas rester impunis dans un État de droit. Pour un sac et un téléphone, ils tirent à bout portant sur un civil désarmé, qui n'a ni troublé l'ordre public ni représenté une menace ? Quel pays est-ce là ? Les militaires sont censés protéger les civils, pas les exécuter ! Et puis, c'était un simple étudiant, inoffensif, qui rentrait chez lui à pied. Est-ce devenu un crime ? Devons-nous marcher dans les airs pour échapper aux balles dans ce pays qui prétend nous protéger ? ", se sont indignés les amis du défunt.
Avant d'ajouter que " sa mort est un crime. Elle entache l'image d'un pays qui clame défendre les droits humains. Justice doit être faite".
Kongol Ngoy Simplice, alias L'enfant noir, était étudiant à l'Université Don Bosco, en licence 4 de la faculté des Sciences informatiques, département de Design et Multimédias. Artiste slameur, cofondateur du collectif Pouvoir Slam de Lubumbashi, designer, chargé de logistique de la structure Bookin, vidéaste du podcast Culte nouart, promoteur des cultures africaines et congolaises, amateur de cinéma, de photographie et de littérature, il était également membre actif du Kiosque littéraire. Un pilier de la scène culturelle lushoise, arraché brutalement à la vie.
TMB