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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
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Quatre personnes atteintes de la maladie à virus Ebola ont été déclarées guéries dans la zone de santé de Biena, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Leur sortie du centre de traitement d’Ebola…
Faites nous de bonne politique, et je vous ferai…
» Faites- nous de bonne politique, et je vous ferai de bonnes finances ». Très tentant de tropicaliser ce conseil du Baron Louis en l’appliquant à la sempiternelle quête-attente d’investisseurs au bord du majestueux fleuve Congo.
Voilà des décennies que le pays attend les investisseurs, façon « En attendant Godot » de Samuel Beckett. C’est-à- dire sans succès. Les différents pouvoirs qui défilent à Kinshasa ne font pas l’économie d’annonces de venue de ces créateurs d’emplois et donc des richesses.
Les dernières promesses de la longue série sont celles en béton du Président Fatshi. Annoncée à la ville et au monde, l’arrivée d’investisseurs se fait toujours attendre. Difficile d’imaginer cette prophétie se réaliser au crépuscule du quinquennat. Même si le Gouvernement peut à juste titre se prévaloir d’avoir opéré une certaine mue ou une mue certaine sur le front du climat des affaires.
Sur le papier, nombre de tracasseries administratives ont été démantelées. L’étau fiscal est en passe d’être desserré. Telle une belle fille, la RDC entend se parer de ses beaux atours et atouts pour attirer des investisseurs.
Reste que le climat des affaires n’est pas que question des textes et du repenti des dirigeants et des fonctionnaires faisandés. Le climat des affaires dépend également de l’environnement politique du pays. On ne peut pas vouloir attirer les investisseurs sans créer les conditions d’une décrispation politique. Ou en tout cas, en laissant se développer des tensions politiques dans le pays.
En l’occurrence, la détérioration de l’environnement politique ne plaide pas pour l’attractivité de la RDC. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, renseigne un adage. L’investisseur étant comparable à du gibier hyper peureux, disait le Premier ministre Kengo qui, en la matière, savait de quoi il parlait. Mutatis mutandis, la suggestion du Baron Louis est aussi valable pour les investissements.
Alors, messieurs les détenteurs de l’imperium : « Faites de bonne politique et les investisseurs viendront« . José NAWEJ