Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
Les États-Unis ont remercié Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets.
Intervenant lors d’une…
Nation
À l’approche du cycle électoral de 2028, les réflexions s’intensifient en République démocratique du Congo autour des réformes nécessaires pour garantir des scrutins crédibles, inclusifs et…
Moïse Moni Della : Poutine, le sauveur de Fatshi et de la RDC ?
Tenant compte d’une maxime qui dit « un pays n’a pas d’amis, seulement d’intérêts » , mais aussi se référant au réalisme dans les relations internationales où priment les rapports des forces, je peux comprendre les démarches et autres prises de position des chefs d’État congolais et russe.
La dernière sortie médiatique de Poutine lors de l’accréditation de notre Ambassadeur Ivon Vangu en Russie en déclarant sans ambiguïté, sans ambages et sans détour qu’il est prêt à aider notre pays, à sortir de la crise armée de l’Est, est consécutive aux appels de pieds du gouvernement de la RDC à la Russie. Cette déclaration fracassante, fascinante, menaçante tient compte des principes sus évoqués.
C’est la Real politik et le Real diplomatia. Cette déclaration était précédée par une visite officielle et ostentatoire du ministre de la Défense congolais. Ce dernier avait déclaré orbi et urbi que la RDC envisage acheter les armes à la Russie pour se défendre contre les agresseurs.
La coïncidence de toutes ces démarches peut paraître quand même troublante et même inquiétante eu égard à l’histoire politique de notre pays, à sa position géostratégique et ses relations traditionnelles et privilégiées avec les occidentaux.
Elle me pousse à se poser plusieurs questions notamment :
1. Qu’est-ce qui justifie que la RDC choisisse d’acheter les armes à la Russie pendant cette période où cette dernière est en guerre avec l’Ukraine soutenue par les Occidentaux?
2. Les États-Unis d’Amérique ne sont plus les partenaires, amis privilégiés de la RDC et de son président?
3. Quels messages les présidents Félix Tshisekedi et Vladimir Poutine veulent-ils envoyer au monde à travers leurs « nouveaux deal » ?
4. Le discours de clarté et de fermeté du président rd congolais à l’Assemblée générale des Nations unies citant le Rwanda comme pays agresseur a-t-il changé la donne ?
5. Le fait que la communauté internationale, avec en tête les États-Unis, ne condamne pas l’agression rwandaise explique-t-il ce changement ?
6. Le président Tshisekedi a-t-il pris toutes les précautions d’usage d’un tel revirement ?
7. Le fait que les grandes puissances refusent de condamner l’agression rwandaise est-il un signe précurseur de la balkanisation de notre pays ?
8. Les déclarations du SG de l’ONU selon lesquelles le M23 a une puissance de feu plus que les forces de la Monusco et par ricochet nos forces armées, ne sont-elles pas un aveu de complicité et même de culpabilité de l’agression rwandaise sous couvert du M23 contre notre pays ?
9. Pourquoi, malgré la déconfiture et la trahison des forces internationales dans notre pays, Félix Tshisekedi y croit toujours?
10. Pourquoi le Président est toujours réticent à la constitution d’un front intérieur qui, à des telles circonstances, est plus forte qu’une bombe atomique ?
11. A-t-on tiré les leçons de la mort de Lumumba et de Laurent Kabila qui ont été accusés abusivement d’être des anti-occidentaux alors qu’ils défendaient tout simplement la cause des nationaux?
La solution durable des crises récurrentes dans l’Est de la RDC nous exige la construction, la modernisation, l’organisation d’une armée à la dimension de notre pays en tenant compte des enjeux géopolitiques et géostratégiques.
Moïse Moni Della
Président du Conade
Porte-parole du peuple