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Modeste Bahati: «la boucherie humaine de Kishishe ne doit pas rester impunie»
«Certes, les tueries sont légion dans l’Est de notre pays depuis plusieurs années, perpétrées principalement par des terroristes et des groupes armés. Ce qui s’est passé le 29 novembre dernier à Kishishe, œuvre des mêmes terroristes, est un crime de plus et ne doit rester impunie», a déclaré le lundi 5 décembre, le Président du Sénat. Modeste Bahati, au cours de la plénière de cette Chambre du Parlement, essentiellement consacrée à l’examen du projet de loi de finances pour l’exercice 2023.
Sur un ton empreint de mélancolie, de compassion et de révolte, le speaker de la Haute assemblée du Parlement rdcongolais a fermement condamné ces actes ignobles, ajoutant que les derniers éléments d’information en sa possession, font état de plusieurs civils froidement abattus, des maisons d’habitation incendiées et de nombreuses personnes portées disparues.
On rappelle que selon le gouvernement, le bilan de ce massacre est de 272 morts dont des enfants.
D’où, l’appel pressant de Modeste Bahati à des sanctions contre les auteurs de ce énième crime de génocide dans l’Est du pays. Précisément dans la province martyre du Nord-Kivu où des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), soutenus par l’armée rwandaise, tuent des populations civiles sans aucune défense et pillent les richesses du pays en toute impunité.
LE PROJET DE LOI DES FINANCES ENVOYÉE A L’ECOFIN
A quelque huit jours de clôture de la session ordinaire de septembre en cours, l’heure est à l’examen et à l’adoption subséquente du projet de loi de finances 2023 au Sénat. Au cours de sa plénière du lundi 5 décembre, la chambre haute du Parlement a directement envoyé ledit projet de loi à sa commission Ecofin. Ce, conformément aux dispositions des articles 125, 126 et 127 de son Règlement intérieur. Ce qu’il faut retenir ici, est qu’il n’y a pas eu débat préalable. Et pour cause, le président du Sénat a sollicité et obtenu de la plénière que le à la disposition de la chambre haute soit directement envoyé à l’Ecofin, compte tenu du fait qu’il s’agit d’un texte déjà voté à l’Assemblée nationale et qui, par conséquent, n’engageait plus le Gouvernement.
Au sénat particulièrement, le débat général sur ledit projet de loi a commencé le lundi 5 décembre. Ce, après que l’argentier congolais, Nicolas Kazadi, a présenté à la plénière, l’économie du texte.
Aussitôt après ce rituel parlementaire, le projet de loi portant budget de l’Etat pour l’exercice 2023, a été envoyé à la Commission Ecofin du Sénat. Ce, conformément aux dispositions des articles 125, 126 et 127 du Règlement intérieur de la Chambre. Un délai de sept jours francs a été accordé à cette commission qui devra présenter son Rapport le 12 décembre à la plénière.
Ainsi, pour doter la RDC d’un budget conséquent en cette période où le pays fait face à une agression rwandaise, il a été demandé à chaque commission permanente du Sénat d’envoyer un délégué aux travaux de l’Ecofin, aux fins d’enrichir ce projet de loi des finances déjà examiné à la Chambre basse et voté à l’unanimité par 402 députés ayant participé à la plénière ad hoc, sur les 500 membres qui composent la Représentation nationale.
projet de budget forte à 15,8 milliards usd
Dès lors, la commission Ecofin se dit ouverte à tous les sénateurs désireux d’apporter des amendements à cet important projet de loi.
Il importe de rappeler le projet de budget 2023, chiffré à 14,6 milliards USD, avait été déposé à l’Assemblée nationale le 15 septembre, date de la rentrée parlementaire, par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde.
Après examen à la Chambre basse, ce projet a été porté à 15 ,8 milliards de dollars. Le Sénat qui examine à son tour ce projet de budget, n’a que, tout au plus, une semaine pour l’améliorer éventuellement, afin de doter la RDC d’un budget 2023 à la hauteur de ses ambitions. Ce, avant la clôture de la session ordinaire en cours prévue le 15 décembre 2022. Grevisse KABREL