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“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
La phrase lingala “Botika kovandela kombo na ngai” se traduit littéralement par : “Arrêtez de vous asseoir sur mon nom.” Ce qui n’aurait aucun sens, sinon fort ambigu si on considérait cette seule traduction littérale. D’où le sens figuré…
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À Limete, sur l'esplanade de la 11ème rue, le quatrième anniversaire de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) s'est mué en véritable démonstration de force politique, avec comme thème choisi : "On…
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Initialement annoncé pour ce lundi 27 avril, l’examen de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été finalement reprogrammé au…
Déstabilisation du Mali : le poids du voisinage
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien souvent être l’artisan de l’embrasement des tensions. À la lumière de cette vérité, cynique mais bien réelle, que la déstabilisation actuelle du Mali ne peut être considérée uniquement comme une crise interne.
Dans ce contexte, l’Algérie occupe une place centrale parmi les facteurs extérieurs aggravant la crise malienne. Qu’il s’agisse de ses accointances avec les Touaregs, de son positionnement diplomatique actuel vis-à-vis des autorités de Bamako, ou encore son soutien tacite aux opposants du pouvoir en place, la position d’Alger apparaît comme un facteur de tension qui fragilise la stabilité du pays.
L’offensive sans précédent dont souffre le Mali, marquée par une alliance entre les rebelles du Front de Libération de l’Azwad (FLA) et le Groupe de Soutien à l’Islam et aux musulmans (JNIM), la branche d’Al-Qaïda au Sahel, ne fait qu’envenimer la situation et menacer la stabilité de l’ensemble du Sahel.
Un autre grief majeur pointant la responsabilité d’Alger dans la déstabilisation du Mali réside dans son implication présumée, qu’elle soit tacite ou active, dans le blocus économique orchestré par le JNIM. En contribuant à l’asphyxie des populations et à l’érosion de l’économie nationale, cette posture accentue délibérément la pression sur les autorités de Bamako.
Il va sans dire que la crise actuelle au Mali ne saurait rester confinée à ses seules frontières nationales. Cette dynamique délétère risque de déclencher un véritable effet domino, où l’ensemble de la sous-région pourrait être atteint par la contagion sécuritaire. Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, l’instabilité malienne pèserait lourdement sur le Maghreb, dans le sens où une aggravation de la crise alimenterait inévitablement les réseaux de migration irrégulière ainsi que les trafics transnationaux d’armes et de drogue. Et à terme, cette fragilité sahélienne devient un facteur de pression supplémentaire sur l’espace euro-méditerranéen.
Face à ce défi, dont les répercussions dépassent les frontières maliennes, la communauté régionale doit impérativement adopter une approche sans ambages. La priorité doit donc de soutenir l’intégrité territoriale du Mali et de refuser toute complaisance envers les groupes terroristes ou séparatistes, et surtout empêcher l’instrumentalisation des groupes armés à des fins géopolitiques. Ces mesures demeurent les seuls remparts capables de prévenir un foyer durable de déstabilisation régionale. M.E