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Grève de transporteurs à Kinshasa : Daniel Bumba opte pour un « cadre » de concertation pour apaiser les tensions
La grève spontanée des taxis et transports en commun qui a paralysé Kinshasa le matin pourrait être sur le point de s’achever. En effet, à l’issue de la réunion de crise organisée autour de la première ministre, Judith Suminwa l’après-midi, le gouverneur de la ville Daniel Bumba a annoncé la mise en place d’un cadre de concertation avec les chauffeurs.
« Le cadre est mis en place pour que nous puissions poursuivre les arrangements afin que tout rentre dans l’ordre« , a déclaré le gouverneur. Il s’agit selon lui de trouver des solutions aux principales revendications des grévistes, à savoir les contrôles routiers et le prix des transports.
Par ailleurs, le gouverneur Daniel Bumba a apporté quelques précisions sur les contrôles à l’origine du mécontentement des grévistes.
D’après lui, cette grève surprise fait suite à un contrôle initié par la division urbaine des transports de la ville de Kinshasa sur le tarif officiel des transports et le sectionnement des itinéraires, communément appelés « demi-terrain« .
« Quant aux tracasseries, nous tenons juste à signaler ici qu’il était question de contrôles de routine des agents de la division des transports. D’ailleurs, cette mission ne concerne que la pratique d’affichage des itinéraires pour éviter les demi-terrains et l’affichage des prix afin d’éviter les hausses. Il s’avère que lors de ces contrôles, il y a eu des incompréhensions auprès des chauffeurs. Mais le cadre est mis en place pour que nous puissions poursuivre les arrangements afin que tout rentre dans l’ordre« , a-t-il expliqué.
Le gouverneur Daniel Bumba a regretté l’absence de préavis de grève, malgré l’existence d’un cadre de concertation entre l’exécutif provincial et les opérateurs privés. Il a toutefois assuré que des mesures seraient prises pour que la situation rentre rapidement dans l’ordre.
« Nous sommes là par l’appel de madame la première ministre, chef du gouvernement. Il était question de brosser la situation de cette grève que nous qualifions de sauvage, car il n’y a pas eu de préavis, alors que nous avons un cadre de concertation au niveau de la ville où le gouverneur entretient des relations directes avec les opérateurs privés œuvrant dans le secteur du transport urbain« , a déploré le gouverneur Daniel Bumba.
Kinshasa paralysée
Hier lundi matin,les artères de Kinshasa se sont retrouvées presque complètement désertées par les transports en commun. Les chauffeurs de taxis et bus ont entamé une grève surprise, perturbant sérieusement la mobilité dans la capitale congolaise.
Dès les premières heures de la matinée, des foules de travailleurs se sont massées aux différents arrêts de bus, dans l’espoir de trouver un moyen de rejoindre leurs lieux de travail. Mais rares étaient les bus et taxis à sillonner les rues. Seuls quelques motos-taxis ont pu prendre en charge une partie de la demande, au grand dam de leurs collègues qui ont décidé de faire respecter le mot d’ordre de grève.
« Je viens de me concerter avec les chauffeurs au niveau du quartier 1 et aussi à la Victoire. Ils déplorent la tracasserie policière. Mais il y a aussi le contrôle qu’a institué la division urbaine des transports sur le tarif officiel de l’hôtel de ville de la province de Kinshasa. Cependant, les chauffeurs ne veulent pas travailler avec ce tarif de l’hôtel de ville. Il y a aussi le prix exagéré du carburant. Ils ont préféré entrer en grève sans pour autant aller discuter avec les autorités« , a affirmé le président de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO), Jean Mutombo joint au téléphone par Forum des As.
De leur côté, les responsables de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO) ont indiqué ne pas avoir été consultés par les grévistes. Ils ont rappelé que la procédure normale aurait été de se concerter avec les autorités avant d’entamer une action.
« Ils n’ont pas rencontré les autorités et même nous, nous n’avons pas pris contact avec ces chauffeurs grévistes. Ce sont les chauffeurs de taxi-bus qui ont commencé, et donc nous leur avons rappelé que ce n’est pas de cette manière qu’il faut procéder. D’habitude, lorsqu’on veut décréter une grève, on contacte les autorités au préalable. Au besoin, on se met autour d’une table pour chercher des solutions ensemble« , avait-il ajouté.
Christian-Timothée MAMPUYA