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Envol appelle à la réprobation du pouvoir de l’Union sacrée
* Dans la panoplie des cas d’atteinte à la liberté énumérés, le parti de Delly Sesanga cite notamment le calvaire infligé à son président durant son séjour à Kananga.
Le parti Envol a appelé les démocrates congolais à la réprobation du pouvoir de l’Union sacrée qu’il qualifie des « braconniers des libertés publiques et de l’indépendance nationale« . Au cours d’une conférence de presse tenue le 17 décembre, le mouvement politique cher à Delly Sesanga s’est basé sur les rapports sanctionnant les missions effectuées dans ses différentes coordinations à l’intérieur pays.
En général, Envol constate que le pouvoir peine à rencontrer les attentes du peuple. « Mais pour cacher son incapacité à améliorer les conditions de vie de notre peuple, le pouvoir utilise la terreur et la violence physique contre la population et les opposants. Ceci, dans le seul but de museler les opinions contraires en cette période de veille de l’année électorale« , a dénoncé entendre le porte-parole du parti de Delly Sesanga.
Réuni pour ce faire autour du secrétaire général Nzakuna Ndusi Sedi, le comité national du parti Envol a évalué la première phase de ces missions. Il s’avère que les membres du parti cher à Delly Sesanga ont fait état de la « souffrance de la mauvaise qualité de gouvernance clientéliste actuelle de l’Union sacrée ». « Les cadres d’Envol qui se sont rendus dans le Haut-Uélé, Ituri, Maniema, Kwango, Équateur et Kasaï ont constaté la misère indescriptible et l’absence de perspective pour nos populations« , a déclaré le porte-parole d’Envol Rodrigue Ramazani Bekola.
« DES MILICES DE L’UDPS ONT MENACE DELLY SESANGA »
Dans cette logique, Envol a cité le cas dont son président national a été victime durant son séjour du 6 au 13 décembre dans la ville de Kananga au Kasaï Central. En effet, a expliqué le porte-parole d’Envol aux journalistes, « des milices de l’UDPS ont menacé Delly Sesanga d’atteinte à son intégrité physique au motif qu’il aurait nourri une ambition présidentielle out la RDC ».
Le parti Envol a expliqué que Delly Sesanga a été agressé à sa descente à l’EP1 Nsanga Bantu où il remettait des bancs. « La milice de l’UDPS est venue s’interposer empêchant le déroulement de la manifestation« , a déclaré Envol. Son porte-parole a poursuivi en expliquant que « cette milice a scandé des discours discriminatoires contre certaines communautés et se sont illustrées dans des actes de vandalisme« .
Comme cela ne suffit pas, a révélé Envol, Delly Sesanga a été, une fois de plus, victime de la part de la milice de l’UDPS. « C’est le dimanche 11 décembre que cette milice est arrivée à la Radio télévision Soleil où Delly Sesanga devrait animer une conférence de presse et s’est mise à lancer des pierres sur le bâtiment abritant ce média », a déclaré le porte-parole de ce parti de l’Opposition.
« Ils tenaient des discours discriminatoires et professaient des insultes contre la personne de notre président ainsi que les membres de sa famille », a reconnu le parti Envol reconnaissant que le service de sécurité d’Envol a arrêté l’ « activité criminelle de cette milice (…) », a fait savoir Envol au cours de cette conférence de presse.
LE CALVAIRE DE DELLY SESANGA
Le calvaire de Delly Sesanga à Kananga ne s’est pas pour autant arrêté. Son parti a déclaré que les miliciens de l’UDPS ont été encore présents au domicile du président d’Envol en date du 14 décembre. « Ils ont tenté de forcer l’entrée en lançant des pierres avec l’intention de s’adonner au pillage« , a révélé le porte-parole Envol. Face à la menace, a-t-il poursuivi, « les agents de la police dépêchés pour la cause ont tiré des coups de sommation afin de les disperser ».
Malheureusement, a reconnu Envol, « le ministre provincial de Justice et celui de l’Intérieur de la province du Kasaï Central ont fait le déplacement de la résidence de Delly Sesanga pour faire injonction à la Police de ne pas disperser ces inciviques« . Ce qui pousse Envol d’accuser le pouvoir de Kinshasa à vouloir faire du mal à Delly Sesanga. « Le même traitement a été infligé à nos militants à Mbandaka dans le but de les empêcher de participer à la matinée politique animée par le secrétaire général en date du 12 décembre dans la commune de Mbandaka 1« , a révélé le porte-parole d’Envol.
BARRER LA ROUTE A LA REPRESSION
En dépit de ces événements, a promis Envol, Delly Sesanga rassure les Congolais de sa détermination à poursuivre l’exécution de la deuxième phase de ces projets. « Aucune intimidation ni menace ne pourra l’emporter sur la motivation de venir en aide à la population nos libertés d’exercer son droit d’être électrice et éligible« , a martelé Envol.
Le parti de Delly Sesanga a appelé, à cet effet, « tous les démocrates » à se lever pour barrer la route à la régression dans notre pays. Et faire obstacle à la liquéfaction des acquis des luttes pour la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays ». Ainsi tire-t-il la sonnette d’alarme sur les violations massives des droits de l’homme illustrées par « les attaques planifiées et exécutées par les milices politiques sous la protection des responsables politiques du régime contre des personnes ciblées en raison de leurs appartenances politique et leurs origines« . Rachidi MABANDU
POINT DE PRESSE DU 17 DECEMBRE 2022
Le pouvoir de l’Union sacrée, braconnier des libertés publiques et de l’indépendance nationale, mérite une totale réprobation de tous les démocrates.
1. Depuis la clôture de son Bureau politique, le parti ENVOL a conduit plusieurs missions effectuées dans nos différentes coordinations à l’intérieur du pays, afin de redynamiser les structures de base et assurer la préparation des élections 2023 dans le cadre de la feuille de route 2023-2024.
2. Le Comité national d’ENVOL, réuni ce samedi 17 décembre 2022, autour du Secrétaire Général NZAKUNA NDUSI SEDI, pour évaluer la 1ère phase de ces missions l’opération de redynamisation qui fut lancée, tient à relever ce qui suit :
2.1. La nation congolaise souffre de la mauvaise qualité de la gouvernance clientéliste actuelle de l’Union sacrée. Partout règne l’anarchie et le chaos.
Les congolais sont abandonnés. L’échec du régime est patent. Les cadres ENVOL qui se sont rendus dans les provinces du Haut-Uele, lturi, Maniema, Kwango, Equateur et Kasaï central ont constaté partout, la misère indescriptible et l’absence de perspective pour nos populations.
2.2. Le drame humanitaire à l’Est du pays notamment dans le camp des déplacées de Kanyaruchinya, où une délégation a fait le déplacement indique le chaos du régime actuel. La situation du territoire de Kwamouth, dans la province de Mai-Ndombe, qui a traversé dans les provinces voisines du Kwilu et Kwango n’est guère meilleure. A Kinshasa, les dernières pluies ont davantage prouvé l’absence d’un plan de protection des Congolais contre les catastrophes, face à l’incurie des différents gouvernements en matière de la politique de la ville.
2.3. En tout, le pouvoir peine à rencontrer les attentes du peuple. Mais pour cacher son incapacité à améliorer les conditions de vie de notre peuple, le pouvoir utilise la terreur et la violence physique, contre la population et les opposants, dans le seul but de museler les opinions contraires, en cette veille de l’année électorale,
2.3.1. C’est dans ce cadre que le Président National du d’ENVOL, l’Hon Delly SESANGA, a été victime des violations de ses droits fondamentaux ainsi que des menaces d’atteinte à son intégrité physique durant son dernier séjour du 06 au 13 décembre dans la ville de Kananga, au Kasaï-central, par des milices de l’UDPS au motif qu’il aurait nourrit une ambition présidentielle pour la RD Congo.
2.3.2. Tout a commencé en date du samedi 1 O décembre à l’occasion de sa descente à l’EP1 Nsanga Bantu. Pendant qu’il s’apprêtait à la remise des bancs à cet établissement scolaire, la milice UDPS est venue s’interposer devant la porte pour empêcher le déroulement de cette activité, contre l’avis et l’enthousiasme du chef d’établissement, des enseignants et des élèves. Non contents de l’intervention des éléments de la police nationale venus pour les disperser et remettre de l’ordre, ces miliciens, scandant des discours discriminatoires contre certaines communautés, ont instrumentalisé d’autres jeunes et se sont adonnés à des actes de vandalisme dans sa propriété située à Azda, dans le quartier Tshisambi, sur l’avenue Concorde. Ils ont procédé au pillage, saccageant les matériels de génie civil stockés sur place, et en s’attaquant aussi physiquement aux personnels commis à cette résidence. II a fallu l’intervention de la police pour arrêter ces évènements qui auraient pu se solder par la mort d’hommes. Le bilan fait état de plusieurs blessés graves. Les auteurs de ces forfaits se sont tous retrouvés après leur sale besogne au siège de l’UDPS.
2.3.3. Le dimanche 11 décembre, alors qu’il s’est présenté à la Radio Télévision Soleil, pour un entretien avec la presse locale, les mêmes miliciens sont arrivés et se sont mis à lancer des pierres sur le bâtiment abritant cette radio, en s’attaquant aux membres de l’ENVOL présents sur place. Ils tenaient des discours discriminatoires et professaient des insultes contre la personne de notre président ainsi que les membres de sa famille. Cette fois, le service interne de sécurité du parti a arrêté l’activité criminelle de ces milices qui ont pris refuge dans les ministères provinciaux voisins.
2.3.4. En date du 14 décembre, les mêmes miliciens, sortant de la direction du gouvernorat, où ils s’approvisionnent en carburant et motivés, se sont regroupés à la place de l’indépendance, avant d’aller à la résidence privée du Président Delly SESANGA, sise sur avenue des arômes et ont tenté de forcer l’entrée, en lançant des pierres, avec l’intention de s’adonner au pillage. Face à la menace, les agents de la police dépêchés pour la cause ont tiré des coups de sommation afin de les disperser. Curieusement, le ministre provincial de justice et celui de l’intérieur ont fait le déplacement jusqu’à la résidence pour faire injonction aux éléments de la police de ne pas disperser ces inciviques.
Cette attitude dénote d’une complicité de la part des autorités provinciales dans ce plan orchestré pour s’attaquer aux membres de mon parti, à ma famille et à moi-même.
2.3.5. Dans la même journée, monsieur SAKAJI KAMATONI, ancien administrateur du territoire de Demba, membre de la coordination ENVOL du Kasaï Central a été attaqué en pleine ville par cette milice. II n’a eu la vie sauve que grâce à un motard qui l’a conduit au siège de l’Assemblée provinciale où les assaillants le poursuivant n’ont pu
accéder à la suite de la sommation de la police. Aux mêmes heures, l’un des sièges du parti a été attaqué à Nganza et monsieur Moïse TSHOMBE, le président fédéral ENVOL de cette commune a été molesté.
3. Nonobstant ces évènements, I’ENVOL rassure la population, de la détermination de son Président National, à poursuivre l’exécution de la 2me phase de ces projets et qu’aucune intimidation ni menace ne pourra emporter sur sa motivation de venir en aide à la population ni sa liberté d’exercer son droit d’être électeur et éligible.
4. En braconnier des libertés, le régime en place a usé des moyens de l’Etat, pour intimider nos militants à Mbandaka dans la province de l’Equateur, pour les empêcher de participer à la matinée politique qu’avait animée notre Secrétaire Général, en date du 12 décembre 2022, dans la commune de Mbandaka 1.
5. L’ENVOL invite les congolais et congolaises, partout dans le pays, à résister à toutes décisions illégales tendant à restreindre l’espace politique en violant les libertés politiques garanties dans la Constitution.
6. L’ENVOL dénonce et condamne la mise en coupe du pays par l’Union sacrée en instrumentalisant les différents rouages du pouvoir politique pour conserver le pouvoir au mépris du Pacte républicain issu de Sun City, de la Constitution du 18 février 2006 et des lois de la République.
7. Face à une telle barbarie, l’ENVOL appelle tous les démocrates à se lever pour barrer la route à la régression de la démocratie dans notre pays et faire obstacle à la liquéfaction des acquis des luttes pour la démocratie et l’état de droit dans notre pays.
8. L’ENVOL tire la sonnette d’alarme et informe l’opinion nationale et internationale dont le bureau des Nations Unies aux droits de l’homme sur les violations massives de droit de l’homme a été saisi que les attaques planifiées, exécutées par les milices politiques sous la protection des responsables politiques du régime contre des personnes ciblées en raison de leurs appartenances politique et leurs origines sont susceptibles de conduire à des violations massives de droit de l’homme, constitutives de crimes graves, comme le renseigne l’histoire récente de notre pays.
9. ENVOL appelle les congolais et congolaises à ne pas céder à ces intimidations qui augurent une année électorale tumultueuse, mais à se préparer à imposer un vrai changement politique, susceptible de remettre le pays sur les rails d’un Etat moderne, efficace, avec un pouvoir responsable qui s’assume et protège.
» Tous unis pour le progrès «
Fait à Kinshasa le 17 décembre 2022
Rodrigue RAMAZANI BEKOLA
Porte-Parole