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Cop 27: Eve Bazaiba sollicite l’implication des participants aux travaux préparatoires
La 27ème Conférence des Parties signataires de la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique, (COP 27) est prévue du 7 au 18 novembre à Charm El-Cheikh, en République Arabe Egypte. Kinshasa a été choisi pour abriter les travaux préparatoires à ces assises. C’est dans cette optique que le Vice-Premier ministre en charge de l’Environnement et Développement Durable, Mme Eve Bazaiba Masudi s’implique pour le succès de cette phase préparatoire.
Six ans après Marrakech au Maroc lors de la COP 22 de 2016 et à la COP 26 à Glasgow 2021, la RDC avait exprimé son ambition d’abriter les travaux préparatoires de la COP 27, Pré-Cop 27 et cela, avec le soutien de plusieurs Etats du Bassin du Congo, de l’Afrique et des pays développés.
Avec ses forêts qui séquestrent plus de 24,5 Gigatonnes de CO2 par jour, sa biodiversité, son eau douce, soit 67% des eaux totales du Bassin du Congo, ses minerais stratégiques, la RDC comme pays solution, devrait récupérer son leadership climatique et environnemental dans le bassin du Congo, l’Afrique et le monde.
L’impulsion d’Eve Bazaïba
Dans le cadre des préparatifs de la COP 27, Eve Bazaiba a reçu des Scientifiques, des ministres, des gouverneurs de provinces forestières et la Société Civile environnementale, en vue de solliciter leur implication pour la réussite de cet événement censé attirer les projecteurs du monde sur la RDC face aux effets néfastes du réchauffement climatique.
Pour le VPM Bazaïba, la RDC pays solution signifie trois choses: d’abord, le pays est conscient des enjeux du climat autour de ses ressources naturelles. Puis, le pays s’engage à améliorer la gouvernance de ses ressources naturelles et enfin, la RDC réclame une compensation équitable pour les services écosystémiques rendus au monde par ses forêts, ses tourbières et ses autres ressources naturelles.
ameliorer la gouvernance
Avec les ministres, les gouverneurs et vice-gouverneurs de quelques provinces, il était question pour la VPM Bazaiba, d’évoquer les problèmes inhérents au secteur forestier de leurs entités respectives, la gouvernance forestière, le crédit carbone, les questions liées aux taxes et redevances.
Les Scientifiques, quant à eux, ont exprimé leur adhésion à cette Précop27. Ils vont proposer des options pratiques, politiques et scientifiques innovantes en vue de renforcer la protection et la sauvegarde des écosystèmes congolais, tout en encourageant la mise en place d’une stratégie de collaboration entre les scientifiques et les décideurs politiques, en vue d’une meilleure prise en compte des recommandations scientifiques dans la lutte contre le changement climatique dans le bassin du Congo.
Aussi, ils ont abordé le type de collaboration envisageable entre la science et la politique du climat afin de promouvoir, dans le bassin du Congo, des solutions de développement socioéconomiques intégrant la protection des forêts, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la desserte en énergie électrique.
A ce sujet, la VPM à l’environnement a insisté sur le marché carbone et les potentiels de la RDC pour traduire cette séquestration de carbone en pièces sonnantes et trébuchantes.
Au nom des scientifiques, Mme Patience Engelekoto Mpia, spécialiste en écotoxicologie et professeure à l’UPN a indiqué que la RDC a été choisie pour préparer la COP 27. «C’est une grande responsabilité pour la RDC qui est appelé à vendre son image en préparant ces assises et de montrer en quoi elle est capable».
D’après la VPM, la RDC est un pays solution par rapport à ses ressources naturelles. Car, elle regorge 60% du bassin du Congo, riches en ressources végétales et en eau…
«En RDC, le vent occasionne, par exemple, les pluies à l’Est de tous ces pays qui bénéficient des bienfaits et services du bassin du Congo. Le pays dispose aussi des potentiels par rapport à ses scientifiques, à ses ressources en têtes bien faites pour résoudre les problèmes de climat», a-t-elle souligné.
Pendant les préparatifs, a-t-elle poursuivi, il y aura des réflexions, des propositions et des exposés pour présenter le potentiel de la RDC.
Ensuite, le Conseiller chargé du changement climatique au MEDD est d’avis que les travaux préparatoires visent à assurer une organisation harmonieuse et sans faille de la PréCop27, en vue de la consolidation du leadership environnemental et climatique de la RDC.
Occasion pour la VPM d’insister sur le fait que les ressources naturelles de la RDC sont au cœur de la transition écologique actuelle et désormais au centre du débat sur la lutte contre le changement climatique.
Partenaire du ministère, la société civile environnementale congolaise est également mise à contribution, car son point de vue compte pour la réussite de ce grand événement. L’intervenant a reconnu que l’organisation de la PréCop27 par la RDC devra davantage placer le pays au centre des enjeux climatiques de la planète, en sa qualité de pays solution à la crise climatique et tirer le maximum des dividendes y afférents en termes de compensations. Mathy MUSAU