Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
La Minière de Bakwanga (MIBA) a sollicité l’intervention du gouvernement afin de mettre fin aux actes de spoliation qui touchent son patrimoine foncier à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-…
La réhabilitation de la voie ferrée de l’Onatra s'impose pour réduire les accidents mortels sur la route Kinshasa-Matadi
Depuis des années, le tronçon de la Nationale 1 entre Kinshasa et Matadi est devenu un couloir de la mort. Chaque jour qui passe enregistre des morts dramatiques, des morts qu’on aurait dû éviter si les remorques à la base de ces accidents n’empruntaient pas ce couloir. C’est pourquoi, pour réduire tant soit peu le taux de ces drames routiers, des voix s’élèvent de toutes parts pour demander au Gouvernement de réhabiliter la voie ferrée de l’Onatra entre Kinshasa et Matadi.
Les colons avaient mis en place une politique d’intégration économique partant du Katanga jusqu’au Kongo Central, en construisant le chemin de fer Lubumbashi-Ilebo géré par la Société nationale de chemin de fer du Congo (Sncc), et Kinshasa - Matadi sous la gestion de l’Office national du transport (Onatra).
Jusqu’après l’indépendance, les choses marchaient harmonieusement. Mais dès que l’économie congolaise a connu une décroissance, surtout après la fameuse zaïrianisation, certains expatriés se sont emparés du monopole de l’économie congolaise. L’une de leurs cibles a été le transport de leurs marchandises importées par la route Kinshasa-Matadi.
Comme à la même période, l’Onatra a connu la descente aux enfers. Sa voie ferrée est pratiquement devenue inopérationnelle. La route s’est avérée depuis lors la solution pour l’évacuation des marchandises par les remorques.
DÉFICIT DE LEADERSHIP ET DE VISION
Face à cette situation compliquée, les différents gouvernements et les dirigeants placés à la tête de l’Onatra ont visiblement fait preuve de manque de leadership et d’innovation. Au lieu de renforcer et moderniser sa flotte devenue vétuste et non performante, les responsables du ministère des Transports et ceux de l’Onatra se sont plutôt lancés dans les pillages du patrimoine dont ils ont hérité des colons.
Aujourd’hui, cette société n’existe que de nom. Pas de bateaux de transport des marchandises ni de passagers. De nombreux cadres et agents partis à la retraite il y a des années, n’ont pas touché leurs indemnités de sortie. Des maisons qui servaient autrefois à loger le personnel ont été mises en vente, etc.
APPEL À LA RÉHABILITATION
Pour redonner vie à l’Onatra par ce temps qui court, une des solutions idoines consiste à réhabiliter et moderniser la voie ferrée Kinshasa-Matadi pour faciliter l’évacuation des marchandises en provenance de la capitale et de la partie est du pays. De cette manière, les propriétaires des remorques à la base de nombreux accidents mortels que nous déplorons seront contraints de n’emprunter que cette voie.
Pour que nous en arrivions là, il importe qu’il y ait véritablement une volonté politique et économique courageuse susceptible de faire émerger notre économie. Tant que celle-ci sera contrôlée par les expatriés, il sera très difficile d’atteindre cet objectif.
Muke MUKE