Dernière minute
Société
Suka ya mbangu eza kaka ko pema". Le secteur des transports en commun livre, une fois de plus et pour la joie des lecteurs de notre chronique culturelle " Au-delà du lisible", ses plus grands secrets. A la manœuvre, des auteurs anonymes qui ont choisi des véhicules Mercedes Benz, toutes séries…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
La République de Zambie a réaffirmé, jeudi, sa position ferme et constante en faveur de l'intégrité territoriale et de la marocanité du Sahara.
Elle a également salué l'…
Nation
L’opposant Martin Fayulu hausse le ton contre toute perspective de modification constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Lors d'une…
ALORS QUE LE TRAITEMENT EST GRATUIT : «La tuberculose tue chaque année plus de 4.000 personnes en RDC», regrette le directeur du PNLT
La tuberculose tue plus de 4.000 personnes en RDC chaque année. Les chiffres sont du directeur du Programme national de lutte contre la tuberculose en RDC (PNLT/RDC) qui les a dévoilés lors d’une matinée scientifique le jeudi 20 mars à l’occasion du lancement des activités de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose (JMT), célébrée le 24 mars de chaque année.
«La RDC enregistre chaque année plus ou moins 4.000 décès. En cinq ans, cela fait plus ou moins 20.000 morts, alors que le traitement est gratuit», déplore le Dr Jean-Pierre Malemba Tshibuyi, n°1 du PNLT/RDC
Selon la source, cette situation est due, notamment, au fait que les malades arrivent souvent tard au niveau des structures de prise en charge médicale. Ces retards étant occasionnés par la banalisation de la toux ainsi que la stigmatisation de la maladie.
«Toute toux peux cacher une tuberculose. Pour cela, nous demandons de rechercher la maladie dans les box de consultation. La communauté devra aider les malades à suivre leur traitement jusqu’à la fin», conseille le Dr Jean-Pierre Malemba.
Elimination d’ici à 2035
L'humanité célèbre ce lundi 24 mars, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. Le thème mondial retenu pour la JMT 2025 est «Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose : s’engager, investir, agir». Le numéro 1 du PNLT/RDC a profité de l’occasion pour expliciter le thème national pour cette année, à savoir : «Oui! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose en RDC : engageons-nous, investissons et agissons ensemble».
La blouse blanche a, par ailleurs rappelé l’engagement de l’élimination de la tuberculose d’ici à dix ans.
«Engagés tous dans la lutte, nous devons poursuivre nos efforts pour diagnostiquer, traiter et prévenir la tuberculose afin de baliser notre route vers l’élimination de la tuberculose d’ici à 2035, malgré le contexte de la guerre d’agression à nous imposée par le Rwanda», a-t-il renchéri.
Trois engagements au sommet de l’Etat
L’occasion faisant le larron, le Dr Jean-Pierre Malemba Tshibuyi a rappelé les trois engagements pris par le Président Félix Tshisekedi en septembre 2023, lors de la deuxième réunion de haut niveau sur la tuberculose.
Premièrement, accroître le financement alloué à la lutte contre la tuberculose au prorata de 1 million de dollars américains par province sanitaire pour les prochaines années.
En second lieu, opérationnaliser le système national d’approvisionnement en médicaments par la production locale des antituberculeux et la préqualification des intervenants suivants les normes de l’OMS.
Enfin, rendre la réponse à la tuberculose équitable et centrée sur la personne.
«La RDC est comptée actuellement parmi les 8 pays du monde qui représentent plus de deux tiers des cas de tuberculose, avec une notification de 282.566 patients en 2024», a-t-il relevé.
Et d'ajouter: «A ce jour, la tuberculose est une maladie infectieuse classée parmi les 10 causes de décès à travers le monde, pourtant elle mobilise moins de ressource».
Difficultés
Cerise sur le gâteau, le Dr Jean-Pierre Malemba a aussi évoqué quelques difficultés dans la prise en charge des malades de tuberculose en ce début d’année 2025. Entre autres, l’insuffisance en médicaments, des ruptures partielles de médicaments dans certaines provinces. Malgré ces écueils, il reste confiant. «Les efforts sont déployés avec le gouvernement pour suppléer à cette malheureuse situation avec l’achat d’au moins 50% de nos besoins et assurer la distribution du stock tampon disponible vers les provinces en manque en commençant par Kinshasa».
Cette activité s’est tenue en présence des journalistes membres de l’Union des journalistes et communicateurs en santé (UJCSa).
Aimé TUTI