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Monkole célèbre ses 35 ans d'humanisation et d'optimisation des soins médicaux
Le Centre hospitalier Monkole souffle sur ses 35 bougies. Initiée en 1981 lors de la première visite pastorale, à Kinshasa, de Monseigneur Alvaro del Portillo, alors prélat de l'Opus Dei, cette institution médicale est devenue opérationnelle le 20 mars 1991. Date à laquelle ce nouvel édifice, érigé grâce à l'apport de l'ASBL CECFOR, a commencé à recevoir ses premiers patients à Mont-Ngafula.
Aujourd'hui, 35 ans après, cadres et personnel du Centre hospitalier Monkole ont jugé le moment propice pour évaluer ce long parcours, axé sur l'humanisation et l'optimisation des soins médicaux. Un parcours décortiqué au cours d'un colloque organisé le jeudi 30 avril autour du thème: "35 ans au service de la vie : héritage et avenir".
Directeur général du Centre hospitalier Monkole, M. Eder Mbi-Masiala s'est réjoui de l'itinéraire parcouru dans un contexte particulièrement difficile, marqué par les pillages et la guerre. Et, bien sûr, dans un environnement économique peu favorable.
"Il nous a fallu, dit-il, beaucoup d'abnégation, de résilience pour mener à bon port notre projet qui s'inscrit dans la mission régalienne de l'État. A savoir : procurer des soins de qualité à la population avec le concours de l'État congolais".
Ainsi, partenaire du Gouvernement, à travers le ministère de la Santé, cette institution médicale privée a toujours tenu à mettre l'homme au centre de ses activités, tâchant essentiellement d'humaniser et d'optimiser les soins médicaux apportés aux patients, souligne M. Eder Mbi-Masiala.
Pour marquer cet anniversaire, les cadres et le personnel de Monkole se sont associés à leurs patients, leurs fournisseurs et d'autres partenaires pour échanger sur la prise en charge des pathologies courantes au cours du colloque organisé au Rotana, à Kinshasa.
GENÈSE DU CH MONKOLE
Un film documentaire projeté sur écran a permis à l'assistance de découvrir la genèse du Centre hospitalier Monkole, ses promoteurs et la réalité de la manière dont ils se sont mobilisés pour matérialiser ce projet qui a commencé tout petit avant de devenir ce centre hospitalier de 110 lits, doté de quatre antennes à travers la capitale (Kimbondo, Moluka, Eliba et Gombe). Des antennes qui assurent des soins médicaux de qualité dans des zones parfois reculées, au bénéfice des populations démunies.
L'ingénieur français Yannick Vincendeau, l'un des pionniers de CECFOR, a témoigné, dans le film, sur les efforts entrepris pour équiper Monkole et ses antennes, et pour trouver des partenaires fiables.
Ancien médecin directeur, le Docteur Alphonse Mosolo a, lui, éclairé l'assistance sur l'extension de Monkole qui a intégré le bloc opératoire, le service d'urgences, l'imagerie, les laboratoires... "Des efforts qui ont permis de consolider les acquis", témoigne Louis Imwa, ancien Directeur général du centre hospitalier.
Il a, à cet effet, fallu investir davantage dans les ressources humaines, en utilisant à bon escient des médecins généralistes, de jeunes médecins spécialistes venus de l'étranger et des médecins stagiaires. Aussi, a-t-il fallu investir dans la formation continue du personnel, a noté le Dr Alphonse Mosolo.
"Plus que les aptitudes, Monkole tient à miser davantage sur les attitudes ; à manifester beaucoup d'amour en soignant les patients", a précisé M. Eder Mbi-Masiala.
"FORMER DES INFIRMIÈRES APTES À PENSER ET À PANSER LES PLAIES DES PATIENTS"
Directrice de l'Institut supérieur des sciences infirmières (ISSI), implanté dans les locaux de Monkole, Mme Nicole Muyulu a mis le curseur sur la formation des étudiantes, appelées à renforcer le personnel médical. Démarré en 1997, l'ISSI va atteindre ses 30 ans l'année prochaine. Un itinéraire qui a permis de former, selon les mots de sa direction, "des infirmières aptes à penser et à panser les plaies des patients".
Ancienne directrice du nursing à Monkole, tombée une fois malade du paludisme, Mme Candelas Varela avoue avoir elle-même bénéficié de l'attention et de la technicité des infirmières qu'elle a formées à l'ISSI. L'humanisation des soins lui a été d'un grand apport pour sa guérison, reconnaît cette dame espagnole installée à Kinshasa depuis 27 ans.
Au Congo depuis 42 ans, Mme Estella Murtagh, Espagnole également, a partagé, son expérience sur le maintien de l'hygiène dans le centre hospitalier. Ancienne directrice des services de base de Monkole, elle a longtemps supervisé ces services qui veillent à la propreté du linge et des tenues réservées aux patients et au personnel soignant. Elle s'est aussi occupée de la restauration et de la gestion des déchets, des détails qui jouent un rôle significatif dans la guérison des patients.
En perspective de l'année 2030, la direction du Centre hospitalier Monkole s'attend à étendre cette institution médicale à Kinshasa en investissant particulièrement dans la formation du personnel, mais aussi dans la vulgarisation de la médecine de famille, conclut Monsieur Eder Mbi-Masiala.
Le Centre hospitalier Monkole souffle sur ses 35 bougies.
Initiée en 1981 lors de la première visite pastorale, à Kinshasa, de Monseigneur Alvaro del Portillo, alors prélat de l'Opus Dei, cette institution médicale est devenue opérationnelle le 20 mars 1991. Date à laquelle ce nouvel édifice, érigé grâce à l'apport de l'ASBL CECFOR, a commencé à recevoir ses premiers patients à Mont-Ngafula.
Aujourd'hui, 35 ans après, cadres et personnel du Centre hospitalier Monkole ont jugé le moment propice pour évaluer ce long parcours, axé sur l'humanisation et l'optimisation des soins médicaux. Un parcours décortiqué au cours d'un colloque organisé le jeudi 30 avril autour du thème: "35 ans au service de la vie : héritage et avenir".
Directeur général du Centre hospitalier Monkole, M. Eder Mbi-Masiala s'est réjoui de l'itinéraire parcouru dans un contexte particulièrement difficile, marqué par les pillages et la guerre. Et, bien sûr, dans un environnement économique peu favorable.
"Il nous a fallu, dit-il, beaucoup d'abnégation, de résilience pour mener à bon port notre projet qui s'inscrit dans la mission régalienne de l'État. A savoir : procurer des soins de qualité à la population avec le concours de l'État congolais".
Ainsi, partenaire du Gouvernement, à travers le ministère de la Santé, cette institution médicale privée a toujours tenu à mettre l'homme au centre de ses activités, tâchant essentiellement d'humaniser et d'optimiser les soins médicaux apportés aux patients, souligne M. Eder Mbi-Masiala.
Pour marquer cet anniversaire, les cadres et le personnel de Monkole se sont associés à leurs patients, leurs fournisseurs et d'autres partenaires pour échanger sur la prise en charge des pathologies courantes au cours du colloque organisé au Rotana, à Kinshasa.
GENÈSE DU CH MONKOLE
Un film documentaire projeté sur écran a permis à l'assistance de découvrir la genèse du Centre hospitalier Monkole, ses promoteurs et la réalité de la manière dont ils se sont mobilisés pour matérialiser ce projet qui a commencé tout petit avant de devenir ce centre hospitalier de 110 lits, doté de quatre antennes à travers la capitale (Kimbondo, Moluka, Eliba et Gombe). Des antennes qui assurent des soins médicaux de qualité dans des zones parfois reculées, au bénéfice des populations démunies.
L'ingénieur français Yannick Vincendeau, l'un des pionniers de CECFOR, a témoigné, dans le film, sur les efforts entrepris pour équiper Monkole et ses antennes, et pour trouver des partenaires fiables.
Ancien médecin directeur, le Docteur Alphonse Mosolo a, lui, éclairé l'assistance sur l'extension de Monkole qui a intégré le bloc opératoire, le service d'urgences, l'imagerie, les laboratoires... "Des efforts qui ont permis de consolider les acquis", témoigne Louis Imwa, ancien Directeur général du centre hospitalier.
Il a, à cet effet, fallu investir davantage dans les ressources humaines, en utilisant à bon escient des médecins généralistes, de jeunes médecins spécialistes venus de l'étranger et des médecins stagiaires. Aussi, a-t-il fallu investir dans la formation continue du personnel, a noté le Dr Alphonse Mosolo.
"Plus que les aptitudes, Monkole tient à miser davantage sur les attitudes ; à manifester beaucoup d'amour en soignant les patients", a précisé M. Eder Mbi-Masiala.
"FORMER DES INFIRMIÈRES APTES À PENSER ET À PANSER LES PLAIES DES PATIENTS"
Directrice de l'Institut supérieur des sciences infirmières (ISSI), implanté dans les locaux de Monkole, Mme Nicole Muyulu a mis le curseur sur la formation des étudiantes, appelées à renforcer le personnel médical. Démarré en 1997, l'ISSI va atteindre ses 30 ans l'année prochaine. Un itinéraire qui a permis de former, selon les mots de sa direction, "des infirmières aptes à penser et à panser les plaies des patients".
Ancienne directrice du nursing à Monkole, tombée une fois malade du paludisme, Mme Candelas Varela avoue avoir elle-même bénéficié de l'attention et de la technicité des infirmières qu'elle a formées à l'ISSI. L'humanisation des soins lui a été d'un grand apport pour sa guérison, reconnaît cette dame espagnole installée à Kinshasa depuis 27 ans.
Au Congo depuis 42 ans, Mme Estella Murtagh, Espagnole également, a partagé, son expérience sur le maintien de l'hygiène dans le centre hospitalier. Ancienne directrice des services de base de Monkole, elle a longtemps supervisé ces services qui veillent à la propreté du linge et des tenues réservées aux patients et au personnel soignant. Elle s'est aussi occupée de la restauration et de la gestion des déchets, des détails qui jouent un rôle significatif dans la guérison des patients.
En perspective de l'année 2030, la direction du Centre hospitalier Monkole s'attend à étendre cette institution médicale à Kinshasa en investissant particulièrement dans la formation du personnel, mais aussi dans la vulgarisation de la médecine de famille, conclut Monsieur Eder Mbi-Masiala.
Yves KALIKAT