Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Kananga : des travailleurs du Complexe Athénée Royal déplorent les arriérés de trois mois de salaire
La grogne monte au Complexe de l’Athénée Royal de Kananga, dans la province du Kasaï Central. Des travailleurs journaliers, affectés aux travaux d’assainissement, dénoncent le non-paiement de leurs salaires après trois mois de service. La situation a créé un climat de tension le mercredi 6 et ce jeudi 7 mai, poussant ces agents à solliciter l’intervention des autorités provinciales.
Déterminés à faire entendre leurs revendications, les concernés se sont rendus auprès du président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central, M.Guy Sabangu Kashala, afin de lui exposer leurs difficultés et réclamer son implication dans le dossier.
Selon les témoignages recueillis auprès de ces travailleurs, leur recrutement avait été effectué dans le cadre des opérations d’assainissement de cet établissement scolaire public de Kananga. Un accord aurait été conclu avec la mairie de la ville, prévoyant une rémunération mensuelle de 100.000 francs congolais pour chaque agent engagé.
10.000 FC perçus au lieu de 100.000 FC
Cependant, les travailleurs affirment que les engagements pris n’ont jamais été respectés. Après trois mois de prestations, couvrant la période allant de février à avril 2026, ils disent n’avoir perçu qu’une somme dérisoire de 10.000 francs congolais au total.
«Nous avons travaillé régulièrement malgré les difficultés. Mais jusqu’à présent nous n’avons presque rien reçu. Pourtant, nous avons accepté ce travail dans l’espoir d’améliorer les conditions de vie de nos familles», a confié l’un des agents rencontrés sur place.
Ces journaliers indiquent avoir exécuté leurs tâches dans des conditions parfois pénibles, notamment en assurant le nettoyage et l’entretien des espaces du complexe scolaire. Pour eux, cette absence de paiement constitue non seulement une injustice sociale, mais également un manque de considération envers les efforts fournis.
L'Assemblée provinciale impliquée
Face à cette situation, plusieurs d’entre eux redoutent désormais de ne plus pouvoir subvenir aux besoins essentiels de leurs ménages. Certains évoquent des difficultés liées à la nourriture, au transport et à la prise en charge des enfants.
Au cours de l’échange avec les travailleurs, le président de l’Assemblée provinciale s’est montré attentif à leurs préoccupations. Selon les informations recueillies, Guy Sabangu Kashala aurait promis de suivre personnellement ce dossier afin de comprendre les causes de ce retard de paiement et de rechercher une solution rapide.
Les agents espèrent désormais que les autorités provinciales et municipales prendront leurs responsabilités pour régulariser leur situation et restaurer la confiance entre les travailleurs et les institutions publiques.
Félix MULUMBA KALEMBA