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A WALIKALE DANS LE NORD-KIVU : Les équipes MSF craignent une pénurie de médicaments essentiels
La situation sécuritaire à Walikale dans le Nord-Kivu continue de se détériorer depuis le mois dernier. Face à l’escalade de la violence entre les FARDC et le M23/AFC, et leurs alliés respectifs, les défis logistiques restent critiques, sans routes ou voies aériennes viables pour faciliter le transport des fournitures et du personnel. Face à cette situation, Médecins Sans Frontières (MSF) craint une rupture de stock de médicament essentiel, indique un communiqué de presse de cette organisation médicale humanitaire.
«Notre dernière livraison aérienne est arrivée le 17 janvier. L’aéroport n’étant toujours pas opérationnel, l’acheminement de l’aide humanitaire est un défi. D’ici deux semaines, nos équipes sur le terrain commenceront à faire face à des pénuries de médicaments essentiels, ce qui compliquera encore leur capacité à fournir une assistance médicale urgente», s’inquiète Natalia Torrent, responsable des programmes de MSF au Nord-Kivu.
Aussi, MSF appelle une fois de plus toutes les parties belligérantes à respecter et à protéger les civils, les structures médicales et le personnel de santé, ainsi que de faciliter l’acheminement de l’approvisionnement médical dans la région. «Nous demandons d’urgence un accès sûr et garanti aux soins de santé pour toutes les personnes touchées par le conflit» revendique MSF.
La violence a gravement affecté l’accès aux soins de santé, car 80 % de la population a fui la ville en entendant les tirs d’artillerie et en craignant les hostilités. Plus de 700 personnes déplacées se sont réfugiées à l’hôpital général de Walikale, ce qui accroît la pression sur des ressources médicales déjà limitées.
«Nos équipes doivent suspendre leurs activités médicales lorsque des combats éclatent et ne peuvent pas se déplacer en toute sécurité. La sécurité de notre personnel et de nos patients est notre priorité absolue», a déclaré Natalia Torrent.
Et a rappelé que des tirs intenses ont été entendus à proximité de la base de MSF, soulignant les risques extrêmes auxquels sont confrontés les travailleurs de la santé et les communautés qu’ils servent. «Il y a deux semaines, un tir croisé a touché notre base logistique, affectant nos structures et certains de nos véhicules. Des explosions massives ont eu lieu près de l’hôpital général de la ville, où MSF aide le ministère de la Santé à fournir des soins médicaux», a fait savoir la responsable des programmes MSF au Nord-Kivu.
Fyfy Solange TANGAMU