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VACANCES PARLEMENTAIRES : Où sont passés les élus du peuple ?
Les députés nationaux et provinciaux, ainsi que les sénateurs, sont en vacances parlementaires pendant cette période. Il est supposé qu'en ce moment ils sont en train de sillonner leurs circonscriptions électorales et leurs bases respectives pour échanger avec eux sur la marche de leurs entités et les problèmes auxquels ils sont confrontés. Malheureusement, nous constatons que la plupart d'entr'eux se la coulent douce soit en dehors du pays soit à Kinshasa. Pourtant, le règlement d'ordre intérieur de leurs chambres législatives respectives les obligent à prendre la température leurs coins et à établir les rapports à la fin de leurs vacances parlementaires.
Mais, le comble est que nos élus ont pris l'habitude de passer ce moment dans les villégiatures, généralement dans les pays Outre-Atlantique où certains se sont acquis des appartements. Ceux qui proviennent des provinces s'installent, eux, à Kinshasa abandonnant ainsi les milieux ruraux à leur triste sort.
Pour se rendre compte de nos allégations, il suffit d'entrer en contact avec nos compatriotes qui habitent dans les provinces pour leur demander s'ils ont aperçu quelques élus dans leurs entités.
À Kinshasa, c'est très facile à vérifier. Le samedi, jour consacré aux travaux d'assainissement communautaires, nous n'avons aperçu aucun élu dans la masse pour mobiliser la population et la pousser à se prendre en charge.
À Tshangu où la route Ndjili/SteThérèse-Kimbanseke est devenue impraticable depuis quelques années, le caucus des élus de ce coin de la capitale ne mène aucun plaidoyer pour sa réhabilitation. Il en est de même de la situation des populations comme celles de Badara, Bikuku, Mpasa Tala-Ngai,Singa ya Inga, et d'autres encore qui vivent dans la pauvreté extrême, sans route ni énergie électrique ni eau.
Du côté de l'ouest de Kinshasa, les candidats députés nationaux et provinciaux qui avaient investi notamment la commune de Mont Ngafula, se sont dillués dans la nature comme le sel dans l'eau.
Aujourd'hui, la route qui va de la Cité Verte à l'usine de la Regideso et le sanctuaire des Bonobo, en passant par la gare de l'ONATRA de Kimwenza, se trouve dans un état de délabrement très avancé. Si rien n'est entrepris dans les jours à venir pour sa réhabilitation, elle deviendra tout simplement impraticable. Pourtant, son importance tant sur le plan socio-économique que touristique n'est pas à démontrer. Malheureusement, aucun élu n'est choqué par cette situation regrettable.
Il existe tant d'autres défis à relever aussi bien à Kinshasa qu'en provinces. Mais,les élus qui auraient dû prendre la défense de la population ne font rien et se complaisent dans les banalités.
Ce comportement des élus à tous les niveaux pousse les électeurs à réclamer, en cas de modification de certains articles de la constitution, l'instauration du système des jetons de présence pour la rémunération des députés nationaux et provinciaux, et la suppression d'une institution telle que le sénat, dont l'existence ne se justifie pas par rapport budget colossal qui lui est alloué. Car, la part du budget national affecté aux institutions politiques consomme une partie importante des dépenses publiques. Malgré l'appel à la baisse du train de vie des institutions, sur le terrain c'est le contraire qui se vit. La preuve est là: cette année ce sont elles. qui se taillent la part du lion. Tant que les politiciens congolais ne comprendront pas que leur mandat est un service, la RDC n'ira pas de l'avant.
Muke MUKE