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Va-t-on vers l’échec du PDL-145T avec l’exclusion du ministère du Développement rural ?
Le vice-Premier ministre, ministre du Plan, Guylain Nyembo a reconnu devant la plénière de l’Assemblée nationale, le mercredi 13 novembre 2024, que le programme gouvernemental de développement local des 145 territoires (PDL-145T) est buté à diverses contraintes dans toutes les provinces. Au cours des débats, aucun député n’a osé poser la question de savoir pourquoi le ministère qui a en charge le développement des milieux ruraux, à défaut de piloter cet important programme, n’est pas étroitement impliqué dans sa mise en œuvre.
Dans sa réplique à la question orale, le VPM Nyembo a cité entre autres obstacles à la matérialisation dudit programme, le mauvais état des routes qui complique l’accès des prestataires aux sites de construction. Pourtant, ce domaine de la vie nationale relève de la compétence du ministère du Développement rural qui a, sous sa tutelle, l’Office des voies de desserte agricole (OVDA) dont la mission essentielle est l’entretien et la réhabilitation des voies de communication d’intérêt local. Si cet office était associé en amont aux préparatifs du PDL-145 T, l’obstacle auquel le VPM a fait allusion aurait été pris en compte pour éviter le blocage actuel.
L’importance de cet établissement public a d’ailleurs poussé le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi à recevoir dernièrement son PDG. L’état des voies de desserte agricole à travers le territoire national a été un des points au centre de leurs entretiens.
En outre, le numéro 1 du Plan a indiqué que les efforts du gouvernement seront concentrés à l’avenir sur le décaissement des ressources pour les infrastructures rurales, notamment en matière d’eau et d’électricité. Comment va-t-il s’y prendre sans associer l’Office national d’hydraulique rurale (ONHR) et le Service national des énergies nouvelles (Senen), tous deux fonctionnant sous l’autorité du ministre du Développement rural ?
S’il faut se référer aux objectifs du PDL-145T dont le principal concerne la réduction des inégalités criantes entre les zones urbaines et rurales, en promouvant le développement socio-économique du pays à la base, cet important et inédit programme devrait être coordonné par le ministère du Développement rural. Car, celui-ci regorge de plusieurs services et structures, qui ont pour but premier l’amélioration des conditions de vie des paysans.
Outre les établissements publics et services ci-haut cités, on retrouve dans ce ministère notamment le Service national d’habitat rural (Senharu), la Direction de développement communautaire (Deco), le Service national d’informations rurales (SNIR), la Direction d’animation et vulgarisation rurales (DAVRU), auxquels s’ajoutent deux importants projets à savoir, le Prise et le Proader. Il y a là tout un arsenal susceptible de faire booster la vie socio-économique à l’intérieur du pays. Mais, pour des raisons difficiles à comprendre, le PDL-145T échappe au ministère du Développement rural, qui n’est qu’un membre figurant. Voilà qui explique en grande partie le bilan mitigé de ce programme sur lequel beaucoup de Congolais, surtout ceux qui vivent dans les milieux ruraux, avaient placé leur espoir.
DEFIS A RELEVER
Parmi les défis à relever, comme l’a souligné le patron du ministère du Plan, il y a la question de financement. L’argent, dit-on, est le nerf de la guerre, et lorsque l’argent va devant toutes les portes s’ouvrent, affirme une vieille sentence.
Pour faire face à cet obstacle, seule l’Assemblée nationale détient la clé de la solution. Il s’agit tout simplement d’allouer un budget consistant à ce programme pour permettre à ses exécutants de s’acquitter comme il se doit de leur mission.
Les députés nationaux sont donc appelés, en ce moment où ils se trouvent en session budgétaire, de placer cette question en pôle position dans leurs débats. L’utilisation de ces fonds doit être bien sûr suivie d’un contrôle rigoureux pour éviter les dérapages.
Une fois les moyens financiers disponibles, ils devraient être affectés à des actions à impact visible devant aboutir à la requalification des conditions de vie des Congolais vivant dans les zones rurales. Pour ce, il importe de placer le ministère du Développement rural à l’avant plan du programme parce qu’il dispose de structures appropriées et des ressources humaines disponibles. Si rien n’est fait pour éviter le fiasco du PDL-145 T, le pays subira un coup difficile à relever, et les Congolais perdront tout espoir dans leur avenir puisque cet historique programme intègre pratiquement tous les aspects de la vie nationale.
Muke MUKE