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UN MOIS APRES : Les enseignants radicalisent leur grève déclenchée le 2 septembre
*Mais Kinshasa se sent non concernée, alors que les autres provinces sèchent véritablement les cours.
Depuis la rentrée scolaire le 2 septembre, les activités du sous-secteur de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté restent perturbées en raison du mouvement de grève des enseignants. Mais à ce sujet, ce ne sont pas tous les enseignants qui observent cet arrêt d’activités. Si les professionnels de la craie des autres provinces sèchent les cours, ceux de la capitale exercent normalement leur beau métier. A l’origine de cette perturbation d’activités, l’absence de réponse favorable du gouvernement aux revendications des enseignants.
Les enseignants exigent entre autres l’octroi d’un salaire minimum respectant le coût de la vie, la régularisation des enseignants non mécanisés, le paiement des primes d’encadrement et spécifiques en souffrance depuis plus de 17 mois ainsi que la suppression des zones salariales discriminatoires. Le banc syndical souligne également les retards chroniques de paie, particulièrement dans les territoires, causés par certaines banques.
Les grévistes avaient présenté ces exigences lors des travaux de la commission paritaire Gouvernement-Banc syndical tenus en début septembre dernier au village Venus à Bibwa dans la commune de la Nsele. Ils avaient exigé le paiement d’un barème salarial maximum de 1 500 000 FC (environ 500 dollars américains) dans un délai de huit jours ouvrables. Le mouvement de grève a été déclenché à l’expiration de ce délai et en l’absence de réponse du gouvernement, le Syeco ayant constaté »la mauvaise foi manifeste » du Gouvernement d’accéder à leurs revendications.
UN MOIS APRES, LE STATU QUO DEMEURE
Plus d’un mois après le déclenchement du mouvement de grève, le statu quo demeure : le Gouvernement tardant de répondre aux attentes des enseignants et, à cause de cela, les professionnels de la craie radicalisant leur mouvement. Une parfaite quadrature du cercle ! Au grand dam des enfants ! Ces derniers loin de se contenter de cette situation, certains (ceux de Matadi et de Kasangulu) n’ont pas hésité à manifester pour exiger la reprise des cours.
«INSOUCIANCE CRIANTE DU GOUVERNEMENT»
Une grève qui se déroule sur fond des réunions de son évaluation, des déclarations des différents syndicats appelant leurs affiliés et membres à tenir bon. Pas seulement. Mais également sur fond des efforts de différents gouvernements provinciaux dans la recherche des voies et moyens pour une solution satisfaisante. C’est le cas du gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo…
Les enseignants du Kongo Central assemblés dans différents syndicats (Synecat, Syeco, Feneco, Synep, Sep, Syes, Sylad, Syneco Espoir, Sec, SNPP) se sont réunis dernièment à Matadi pour évaluer l’évolution de la grève nationale, à en croire une source proche d’un des syndicats. Au terme de cette réunion, les grévistes ont dénoncé ce qu’ils appellent » l’insouciance criante du gouvernement central en ce qui concerne l’amélioration des leurs conditions socioprofessionnelles « .
PROPOSITION DU GOUVERNEUR REJETEE
Par conséquent ils ont décidé du maintien de la grève malgré la récente rencontre initiée par le gouverneur de province, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo. Ils ont toutefois mis en garde les autorités de tutelle contre toute tentative d’intimidation des enseignants et des syndicalistes.
A la suite des manifestations des élèves des écoles publiques de Matadi exigeant la reprise des cours, le chef de l’Exécutif provincial a réuni le 27 septembre dernier l’intersyndicale des enseignants à qui il a proposé la mise en place d’une délégation mixte des enseignants qu’il allait conduire à Kinshasa, en fin de semaine, pour rencontrer le président de la République, la Première ministre, les présidents des deux Chambres du Parlement en vue de débattre de ce dossier brûlant. Mais les enseignants ont rejeté cette proposition, préférant rester à la maison. Ils ont, par ailleurs, demandé aux députés nationaux de se rappeler que »les enfants de leurs électeurs resteront à la maison tant qu’ils vont résister à accorder les 1 500 000 FC »
LE CHEF DE L’ETAT COMBATTU PAR UNE PRATIQUE DISCRIMINATOIRE
A Kinshasa, le président du Collectif des syndicats des enseignants de la ville province
de Kinshasa, Emmanuel Kanyinda Ntumba, cité par la même source, se dit être embarrassé par l’existence des personnes non identifiées qui combattent le chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Ces personnes ont, selon lui, créé des écoles dites stratégiques localisées à la Gombe et à Ngaliema dont les enseignants du primaire touchent 200 000 FC de prime, alors que les enseignants des écoles d’autres communes n’en bénéficient pas. Emmanuel Kanyinda dénonce, en conséquence, cette discrimination en se demandant qui est derrière cette pratique discriminatoire visant à combattre le premier citoyen congolais.
Le bas de fer entre les enseignants et le Gouvernement est très préjudiciable à la formation harmonieuse des enfants qui viennent de perdre déjà un mois de cours irrécupérable. Jusqu’où va aller ce bras de fer ? La réponse reste entre les mains des deux parties : gouvernement et grévistes.
Kléber KUNGU