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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Un an des « warriors »: pièce contre pièce
Un an tout juste pour le Gouvernement Sama. Bilan d’exercice ? Reddition des comptes ? Evaluation du chemin parcouru? Qu’importe La sémantique. Peu importe les concepts empruntés.
L’exercice, en cette circonstance, est archi connu. Il consiste en une opposition de jauges. Celle des gouvernants, en l’occurrence des « warriors » et celle du Congolais lambda. Avec, il est vrai, le risque d’illusion d’optique.
Au Gouvernement le bilan chiffré, à l’homme de la rue la réalité vécue. Les chiffres, dada des statisticiens, ne mentent pas. Bémol avec l’essayiste-humoriste américain Mark Twain, « les menteurs adorent les chiffres« .
Aux gestionnaires de la République de décliner positivement le cadre macroéconomique avec forces taux de croissance, de change, d’inflation de réserves de change… Des clignotants, foi de certains chiffres, passés pour la plupart d’entre eux au vert. Sans oublier l’augmentation annoncée des salaires dans l’administration publique.
A la Congolaise de se poser trivialement des questions concrètes à rebours du discours ésotérique des « sachants« : à quand le retour du panier pour remplacer le sachet de la ménagère ? Et quand-est ce que celui-ci , à image du verre, sera à moitié plein et non à moitié vide ? A quand l’atterrissage en douceur et non en catastrophe, régulier et non à compte-gouttes du « chinchard« -le fameux mpiodi- dans l’assiette du plus démuni ? Dans la même veine de sa citation sur les chiffres, l’américain Twain renchérit: « Les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques« .
En un mot comme en mille, aux chiffres flatteurs -pas forcément faux- du Gouvernement, la majorité silencieuse oppose la réalité vécue. Même jauge binaire, par exemple, pour l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri dont l’an I se profile à l’horizon. Pas sûr que le bilan brandi et proclamé par les officiels reflète le ressenti populaire. Les bouderies des élus des provinces concernées en font foi.
En météo, on parlerait de la température affichée et de celle réellement ressentie. Les amateurs du « pièce contre pièce » apprécieront. En somme, pour paraphraser le Nobel nigérian de littérature Wole Soyinka, aux guerriers -tels des tigres partis à la chasse depuis un an -, les Congolais demandent de ne pas proclamer leur « tigritude« , mais d’attraper la proie et l’apporter au peuple. José NAWEJ