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Tshikapa : Des taximen font la grève contre une taxe "injustifiée"
Le transport en commun est paralysé à Kamako depuis le matin d’hier dimanche, suite à une grève des taximen. Ces derniers ont décidé de suspendre leurs activités pour protester contre une taxe imposée par les agents de la Direction générale des recettes du Kasaï (DGRKAS), qu’ils jugent excessive et injustifiée.
Selon plusieurs conducteurs, dont Prince Katalayi, leader des taximen locaux, la somme exigée par les agents de la DGRKAS est exorbitante et ne correspond à aucune taxe officiellement reconnue. «Nous payons déjà plusieurs taxes, mais cette somme est exorbitante et nous ignorons si elle ira réellement dans les caisses de l’État», a déclaré un chauffeur sous couvert d’anonymat.
Cette situation a entraîné une perturbation majeure de la circulation à Kamako, affectant les déplacements des travailleurs, des commerçants et des élèves, qui dépendent fortement du transport en commun.
Certains taximen appellent les autorités locales à intervenir pour clarifier la nature de cette taxe et mettre fin aux abus qui fragilisent leur secteur. Ils demandent également que les agents de la DGRKAS fournissent des explications transparentes sur l’utilisation des fonds collectés.
«Nous demandons aux autorités de nous expliquer clairement cette taxe et de nous garantir que l’argent ira bien dans les caisses de l’État», a déclaré Prince Katalayi.
En attendant la résolution de ce conflit, la population de Kamako espère que la situation se normalisera rapidement afin de permettre la reprise du transport public et de minimiser les désagréments causés par cette grève.
Isidore Lumana, secrétaire permanent des taximen, a soulevé une question cruciale: «Cette taxe est-elle légale ou s’agit-il d’un abus de pouvoir de certains agents ?» Cette interrogation souligne le besoin urgent de transparence et de clarification de la part des autorités compétentes.
Félix MULUMBA