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Trois ouvrages retraçant le quotidien des Congolais portés sur les fonts baptismaux
Trois ouvrages de l’auteur Félicien Saidiva Feleza-Lusangi, retraçant le quotidien des Congolais, ont été portés sur les fonts baptismaux, mardi, au centre Wallonie-Bruxelles à Gombe, au nord de Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«Le grand message de ces trois œuvres est que les jeunes ne s’abonnent pas au défaitisme, au découragement quelles que soient les difficultés qu’ils rencontreront. Moi je suis passé par beaucoup d’étapes pour être ce que je suis aujourd’hui», a déclaré Félicien Saidiva Feleza-Lusangi, auteur de ces trois ouvrages, au cours de cette cérémonie.
«Je suis convaincu que ces œuvres pourront atteindre un grand nombre de personnes d’autant plus qu’il y avait des inspecteurs généraux ici et ils pourront répercuter ce message dans les écoles. Maintenant il est exigé aux chefs d’établissements scolaires d’installer des bibliothèques dans des classes, mais cette fois il faut étoffer ces bibliothèques avec des œuvres écrites en Afrique particulièrement au Congo», a-t-il ajouté
Ces ouvrages, qui reviennent sur les réalités quotidiennes de la République démocratique du Congo, sont d’une sensibilité touchante. Il s’agit d’une tranche quasi travestie de la vie de l’auteur, étalée en fiction et réalisme.
«Va-comme-je-te-pousse» est un roman qui compte 262 pages, «Le locataire» est une pièce théâtrale des 94 pages et «Héritage» aussi est une pièce des 113 pages, tous édités chez «Pangolin» en Belgique. Ces œuvres ont été baptisées au cours de cette cérémonie de présentation, par l’inspecteur Boniface Beya Ngindu.
Appel à un enseignement basé sur la production locale
Au cours de cette activité placée sous le thème « le plaisir d’écrire », un appel a été lancé pour favoriser l’organisation d’un enseignement centré sur les œuvres réalisées au pays par des congolais.
«Nous devons commencer à enseigner à nos enfants ce que nos auteurs sont en train de produire. Cela doit partir de la maternelle à l’université. Je lance un appel aux autorités pour organiser des enseignements basés sur les productions des auteurs congolais», a fait savoir le professeur Émile Bongeli.
Pour lui, plusieurs disciplines scientifiques n’ont pas pu contribuer au développement du pays alors qu’il y a un noyau d’intelligence locale qui se forme à partir des écrits des uns et des autres.
«Lorsque un Congolais écrit, il écrit sur les réalités de son pays, ce qu’il vit», a-t-il dit, soulignant la nécessité de former les élèves avec des livres écrits par des auteurs actuels, ceci pour prouver l’évolution de la littérature congolaise.
Selon le recenseur de ces livres, le professeur en art dramatique, Jean Marie Ngaki, les ouvrages de cet auteur congolais, la pièce de théâtre, «Le locataire», et le roman «va comme je te pousse , sont focalisés sur des faits sociaux, ce qui rythme le quotidien du citoyen congolais.
Ancien de la Faculté des Sciences de l’éducation (UNAZA, Campus de Kisangani), Félicien Saidiva Feleza-Lusangi a enseigné le français, l’éducation civique et morale, l’esthétique et la philosophie dans différentes écoles secondaires du pays, avant d’être affecté dans tous les compartiments de l’Inspection générale de l’enseignement à Kinshasa. Il est actuellement inspecteur général adjoint chef de service en charge des évaluations pédagogiques des niveaux primaire (ENAFEP) et secondaire général (TENASOSP). ACP