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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Sukhoï : miracle, mirage ou manège ?
Question à un rouble symbolique: par où sont passés les Sukhoï? Il y a une dizaine de jours, l’entrée en scène…aérienne de ces avions de chasse très Union soviétique a boosté le moral de tout un peuple. Au sol, les lignes commençaient à bouger. Au grand bonheur des Congolais qui tiennent à l’intégrité du territoire comme à la prunelle de leurs yeux. Au grand dam du M23 et de ses mentors visibles et invisibles.
Depuis, plus rien. Les nouvelles du front ne font plus état de ces » Mirages » russes dans le ciel rd congolais. Tel un météorite, le Sukhoï est passé sans repasser, façon sens unique. Manière usage unique.
Un petit tour et puis s’en va? Derrière le miracle, un mirage voire un manège ? Le mystère Sukhoï fait- il partie de ces nombreux non- dits qui s’accumulent et s’amoncellent depuis le début de cette interminable guerre d’agression, voici un quart de siècle ? Combien de fois, les espoirs des Congolais n’ont- ils pas été douchés et fauchés par des arrêts inexplicables de la progression des FARDC ? Comment lire avec cohérence l’appel légitime à la mobilisation générale et donc notamment à la rue et des discours d’officiels dans le sens de diluer la sainte et saine colère des masses congolaises?
Il est, certes, de bon aloi que les autorités encadrent les manifestations populaires. Question d’éviter des dérapages.
Blanchis sous le harnais de cette guerre, les Congolais savent qui se trouvent derrière les masques. Dans ces conditions, les empêcher d’appeler le chat par son nom équivaudrait à préempter – afin de la phagocyter ? – l’essence même de la mobilisation populaire.
C’est à se demander ce que veulent vraiment les dirigeants congolais d’hier et d’aujourd’hui. Tout et son contraire. Le beurre et l’argent. Comment faire une omelette sans casser l’oeuf?
Comme les militaires au front, les Congolais ont besoin des mots d’ordre univoques, des signaux clairs pour en finir une fois pour toutes avec cette guerre. Des circonlocutions diplomatiques, des discours par trop précautionneux ont donné naissance, toutes, naissance, à des enfants adultérins qui, dès leur majorité, crachent invariablement dans la main qui les a nourris et – sacrilège – lèvent la main sur leurs parents putatifs.
Le M23 est le cadet de ces rejetons programmés, dès leur naissance, pour faire allégeance à leur géniteur biologique au détriment du père nourricier.
Si le pays légal ne tire aucune leçon du passé en continuant à ménager inutilement la chèvre et le chou, le chantage à l’intégrité du territoire va continuer. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. N’ayant aucune rente de situation à sauvegarder, le pays réel continuera à marcher. Ce week-end, les chrétiens seront dans la rue les yeux tournés vers le ciel non pas dans l’espoir d’y voir des Sukhoï, mais pour solliciter le recours et le secours du Très Haut en vue du vrai miracle dénué de mirage et encore moins de manège. José NAWEJ/Séoul