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Sébastien Enga : un fonctionnaire congolais dans l’univers des dessinateurs de presse
La cinquantaine révolue, Sébastien Enga Zabufa a l’esprit jeune. Fonctionnaire, ce sociologue, qui a eu le privilège de faire fortune dans des carrières de diamant, est revenu aujourd’hui à ses anciennes amours : le dessin.
Originaire du Sud-Ubangi, né le 24 avril 1965 à Gemena. Sébastien Enga est ssu de parents Ngbaka, l’une de tribus de guerriers réputés pour leur pugnacité. Il est sombre, corpulent, vigoureux, vigilant… Mais au-delà du physique, ce quinquagénaire au regard vif a surtout tenu à développer ses méninges.
Sur les traces de son père qui œuvrait chez des missionnaires protestants, Sébastien Enga a passé toute sa jeunesse à Gemena où il a fait ses études primaires et ses humanités pédagogiques, précisément à l’Institut Kimia (1980 – 1986).
Du diamantaire au sociologue
Sixième d’une famille de sept enfants dont quatre garçons et trois filles, « Seba » – comme l’appellent ses intimes – a développé un esprit d’entrepreneuriat qui lui a permis d’intégrer les milieux des diamantaires au crépuscule des années 80 lorsqu’il a commencé ses études à l’université de Kisangani (UNIKIS).
Grâce à la vente de quelques carats de diamant, il s’est procuré un moulin qu’il a implanté à l’université. Dès lors, ses frais d’études étaient garantis durant tout son parcours universitaire et ses 18 ans de séjour à Kisangani.
Diplômé en sociologie, ce pédagogue est entré dans l’administration publique une fois à Kinshasa en 2004. Mais à ses heures perdues, une passion, qui s’était éveillée lors de ses études secondaires à Gemena, est revenue dans sa vie de fonctionnaire : le dessin.
« Très souvent, je me surprend en train de dessiner sur du papier ou dans des carnets, comme lors de mes humanités quand j’imitais mon prof de géographie qui était très fort en dessin. Dessiner était pour moi un loisir, pas un passe-temps« , nous confie-t-il.
C’est dans ce contexte que Sébastien Enga a vite sauté sur l’occasion lorsqu’il a appris, par la radio Top Congo, qu’un concours de dessin était organisé en juin 2021 dans le cadre d’un projet de Caricakin. Il propose aussitôt trois planches et va le déposer auprès de Thembo Kashauri, un des responsables de l’Association des dessinateurs de presse (Adep).
dessinateur comme sa fille
J’ai aussitôt rigolé quand Thembo Kashauri m’a demandé : « C’est pour vous ou pour votre fils? » Je voulais, en effet, participer à ce concours avec ma fille qui dessine aussi bien, mais jai hésité à la dernière minute, estimant que j’allais réduire nos chances de réussite à deux. J’ai dû alors à abandonner cette tentative. Aujourd’hui, je réalise que je lui aurais aussi offerte une chance d’être découverte et d’émerger, d’autant qu’aucune femme n’a participé parmi les dessinateurs amateurs ».
« Retenu pour participer aux ateliers de formation au dessin de presse, j’étais heureux d’être encadré par des jeunes caricaturistes qui m’ont appris beaucoup de choses que je ne savais pas. Doyen des participants, je me suis facilement intégré dans ce groupe constitué de jeunes. Ma fierté aujourd’hui est de figurer, pour la toute première fois, dans une exposition publique et un catalogue des caricaturistes congolais« , confesse ce fonctionnaire quadragénaire, marié et père de cinq enfants. Yves KALIKAT