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«Rumba un jour, rumba toujours», un festival pour fêter les 100 ans de Pointe-Noire», annonce Maïka Munan
Ville désormais centenaire, Pointe- Noire s’apprête à abriter, du 5 au 16 avril prochain, le festival jumelé « Rumba un jour- Rumba toujours ». Véritable fête de la rumba congolaise, ce festival va allier concerts, conférences, ateliers et expositions avec le concours des vedettes musicales des deux rives les plus rapprochées du monde. Directeur de cet événement, l’arrangeur congolais (RDC), Maïka Munan en dévoile la portee à Forum des As.
Pourquoi un festival de la rumba à Pointe Noire et non à Brazzaville ou à Kinshasa?
La ville de Pointe-Noire est centenaire cette année. Elle héberge le site de Loango, principal point de départ des esclaves du bassin congolais «Rumbeiros». Les organisateurs ont en toute pertinence couplé à la célébration du centenaire, le festival « Rumba un jour. Rumba toujours » en cette année historique. Kinshasa ou Brazzaville peuvent aussi initier leurs projets. La fête n’en sera que plus complète.
Sous quel signe placez- vous ce festival?
Pointe-Noire célèbre ses 100 ans. Nous avons couplé à cette fête un festival musical de rumba dont je suis le directeur. Nous faisons une sorte de pèlerinage sur Loango d’où embarquaient les esclaves avec, comme seul bagage, leur culture.
Quels seront les thèmes qui seront développés au cours de ce festival ?
La problématique de l’industrie créative, les infrastructures, le statut du musicien, ses droits et ses devoirs, son rôle dans la société d’hier et d’aujourd’hui, la rumba congolaise et ses sources et ses dérivés, les retombées de la reconnaissance de la rumba congolaise…
Sur quels critères vous êtes-vous vous basé pour sélectionner les artistes retenus pour ce festival ?
Nos critères ? la musicalité, l’art, le professionnalisme et, bien sûr, la disponibilité.
L’organisation a adressé une correspondance au ministère de la Culture et des Arts pour nous envoyer une délégation. Propos recueillis par J.N.