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REVELATIONS DU COORDONNATEUR D’OCHA, Défis humanitaires : à peine 37% de financement mobilisés pour la RDC à trois mois de la fin de l’année !
A trois mois de la fin de l’année en cours, le Bureau de la coordination humanitaire en RDC (OCHA) tire la sonnette d’alarme quant au financement requis pour répondre aux besoins des populations vulnérables sur le territoire congolais. C’est à peine 37% de financement qui ont été mobilisés jusque-là. Soit 964,9 millions de USD pour une prévision annuelle de 2, 6 milliards de USD, s’inquiète Bruno Lemarquis, le Coordonnateur humanitaire d’OCHA. Au cœur d’un café de presse organisé le mardi 24 septembre à Kinshasa, il a fait part de cette préoccupation dans cette rencontre axée sur les défis de la réponse humanitaire en RDC.
Aux dires, de Bruno Lemarquis, il y a aujourd’hui nécessité de faire des plaidoyers pour un meilleur financement pendant que le gouvernement va travailler pour la paix et le développement. Convaincu que »la situation est grave sur terrain », il est d’avis qu’il faut impérativement faire face à »une crise humanitaire la plus complexe, négligée et la plus prolongée de l’histoire avec plus de 6, 4 millions des personnes déplacées ».
Selon ce Haut-fonctionnaire onusien, la solution pour une paix durable en RDC se résume en trois points. Il s’agit, en premier lieu, de »l’implication de tous les acteurs pour mettre fin à la crise », une solution que Bruno Lemarquis estime politique. La deuxième piste de solution consiste à »s’attaquer aux causes profondes de la crise, en l’occurrence l’exploitation des ressources naturelles et le flux financier ». S’ajoutent en troisième lieu, »des solutions durables qui permettent de travailler la main dans la main pour s’attaquer aux causes de vulnérabilité, d’autant qu’il y a, au pays, beaucoup de vulnérabilités chroniques ».
61.000 survivantes des violences sexuelles
« La situation demeure, à vrai dire, critique dans la partie Est de la RDC. Notamment aux environs de Goma et en Ituri, malgré le cessez-le-feu. Cette situation est caractérisée par l’ampleur des violences sexuelles même dans les camps de déplacés, le trafic des enfants, la prostitution et les besoins sociaux de base avec de graves conséquences. En Ituri, le Codeco et autres groupes armés tuent plusieurs personnes, même dans le camp de déplacés« , déplore Bruno Lemarquis.
A la lumière des propos du Coordonnateur humanitaire d’OCHA, ‘‘au premier semestre 2024, il y a eu plus de 61.000 survivantes des violences sexuelles avec des conséquences multiformes, telles que des embryons des générations perdues, des enfants qui ne savent aller à l’école, car leurs établissements scolaires se transformaient en cas de déplacés, avec 27% d’enfants scolarisés en 2023 ».
Crimes contre les acteurs humanitaires
A ces fléaux, note Bruno Lemarquis, il faudrait souligner le fait que ‘‘la RDC reste le pays le plus dangereux au monde pour les crimes contre les acteurs humanitaires’‘. Cheffe de bureau de OCHA, Mme Carla Martinez a éclairé l’opinion sur les contraintes qui entravent l’accès humanitaire. Il s’agit, selon elle, de l’insécurité généralisée avec les attaques armées, les violences contre les civils et humanitaires, les conflits intercommunautaires, la présence des groupes armés, l’accès physique difficile, l’ingérence, les obstacles bureaucratiques et les violences ciblées.
« La protection de la population est une préoccupation du gouvernement, renseigne Dr Alain Mboko Lyeti, Secrétaire général au ministère des Affaires humanitaires et sociales. Les priorités dans l’action du gouvernement sont entre autres les catastrophes naturelles, les conflits communautaires, la guerre et autres atrocités. Le gouvernement congolais travaille sur des solutions durables dont l’amélioration de la coordination, la localisation et le renforcement des capacités des acteurs clés. Il y a nécessité de faire des plaidoyers pour mobiliser plus de financements pour faire face aux situations de terrain. Malheureusement, le budget alloué pour ce ministère a été réduit pour l’exercice 2025« .
S’agissant de l’épidémie de Mpox, Lemarquis est d’avis que la communication reste la meilleure prévention. A la date du 20 septembre pour la situation Mpox, le cumul des cas confirmés fait état de 5.633 sur 10. 532 échantillons analysés, soit une positivité de 53 ,5%, 8 provinces représentent 80 % de notification et 89% de décès, a noté Carla Martinez.
Mathy MUSAU