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REVANCHE DU SOL SUR LE SOUS-SOL : Céder le parc agro industriel de Bukanga Lonzo au Service national: une piste idéale
L’année dernière, le président Félix Antoine Tshisekedi a décrété la revanche du sol sur le sous-sol. En d’autres termes, l’économie congolaise doit dorénavant se reposer plus sur l’agriculture que sur les minerais. C’est la célèbre devise : "l’agriculture, priorité des priorités" présentée en d'autres termes.
Pour passer de la parole aux actes, l’une des pistes les plus fiables à mettre en œuvre consiste à céder le parc agro industriel de Bukanga Lonzo au Service national (SN), une structure qui fait preuve d’organisation impeccable et dont le résultat a mis tout le monde d’accord.
Alors que le SN est actuellement à la recherche des espaces pour étendre son expérience de Kaniama Kasese à d’autres coins du pays, Bukanga Lonzo constitue une opportunité idéale à exploiter.
On rappelle qu'il y a quelques années, ce parc a fait couler beaucoup d’encre et de salive, pour n’avoir pas atteint les résultats escomptés. Pourtant, dans ses premières années, ses produits avaient inondé quelques marchés dans la ville de Kinshasa, à la grande satisfaction des consommateurs. Que s'est-il passé après pour que ce parc ait arrêté ses activités ? Personne ne saura répondre à cette question avec précision.
Aujourd’hui, les réflexions doivent tourner autour de la question de relancer ce parc pour lequel l’État congolais a dépensé beaucoup d’argent. Il n’est pas normal que la multitude d’agronomes dont la RDC dispose ne soient pas capables de proposer des solutions idoines pour remettre en marche ce parc qui aurait dû contribuer tant soit peu à la lutte contre l’insécurité alimentaire qui frappe une grande partie de la population congolaise.
Il est vrai qu’au départ de ce projet l’Institut national d’études et de recherches agronomiques (Inera) avait émis beaucoup de réserves quant à son succès. Les agronomes de cette institution avaient estimé que le montant décaissé pour ce parc aurait dû servir à la production de plusieurs hectares de légumes. Néanmoins, l’équation aujourd’hui est de tout faire pour que tout l’argent sorti du trésor public ne soit pas jeté dans la mer.
Dans les rubriques du budget national, il y a une ligne réservée aux interventions économiques. Il importe à l’autorité budgétaire qui n’est autre que le Parlement d’opérer des coupes dans les dépenses non essentielles, pour affecter les montants ainsi récupérés à cet important investissement dont les effets socio-économiques auront un impact visible sur le vécu quotidien des populations.
L’expérience vécue avec le parc agro industriel de Bukanga Lonzo doit interpeller les dirigeants pour qu’à l’avenir la mise en œuvre d’un projet aussi gigantesque soit l’objet d’une étude très approfondie avec des experts du domaine.
Muke MUKE