Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un grave accident fluvial s'est produit dans la soirée d'hier mercredi 5 août 2026 sur la rivière Lulua, dans le secteur de Tshibote, au village Bakuamulamba Nkanga, groupement Bena Nkongolo,…
Retraite des agents et fonctionnaires de l'État : à quand la reprise du processus ?
La Fonction publique est confrontée à plusieurs maux qui appellent des solutions urgentes pour sa redynamisation car, sans une administration dynamique, un pays ne peut prétendre se développer. Parmi ces contraintes, nous citons en primeur le vieillissement du personnel. Aujourd'hui, l'on trouve des agents et cadres qui ont largement dépassé l'âge de la retraite. Parmi eux, certains sont des octogénaires qui n'attendent que le paiement de leurs décomptes finals pour aller se reposer tranquillement.
À ce propos, il sied d'indiquer qu'au ministère de la Fonction publique tout est déjà prêt sur le plan administratif. Des arrêtés ont été pris mettant en retraite plusieurs cadres et agents qui remplissent les critères.
Cependant, la difficulté est que les moyens financiers manquent pour leur payer leurs indemnités avant qu'ils ne soient officiellement notifiés de la fin de leur carrière.
Il y a quelques années, le processus avait heureusement commencé. Les cadres et agents éligibles à la retraite ont perçu leurs dus à leur grande satisfaction et de celle de leurs collègues qui s'attendaient au même sort. Malheureusement, ce processus s'est arrêté en si bon chemin.
À l'absence d'une communication claire de la part du gouvernement sur le sujet, nous ne connaissons pas les motifs exacts de la suspension de la mise à la retraite desdits cadres et agents, dont certains ont largement dépassé la soixantaine.
Physiquement diminués et même intellectuellement, ils continuent toutefois à se rendre à leur lieu de service par simple formalité pour ne pas être considérés comme déserteurs et perdre tous les avantages et honneurs dus après plusieurs années de services rendus à la nation. Néanmoins, cette situation n'est pas intéressante pour eux sur le plan sanitaire étant donné que l'Etat a déterminé l'âge de la retraite à 65 ans pour permettre à ceux qui terminent leur carrière de jouir de leur retraite.
Puisque cet avantage constitue un droit constitutionnel reconnu à tout agent de la Fonction publique, le gouvernement est invité à prendre toutes les dispositions nécessaires pour relancer le processus qui a bien commencé après plusieurs années d'arrêt.
Les députés interpellés
Pour une bonne gestion du pays, chaque année les députés nationaux votent une loi des finances dite budget. C'est cet instrument qui doit guider toutes les recettes et les dépenses de l'État.
Pour le cas de la mise en retraite des fonctionnaires dont il est question ici, la dépense liée à cette obligation étatique doit être formellement reprise sur une ligne budgétaire pour qu'elle soit contraignante et retenue parmi les priorités du gouvernement. Mais force est de constater malheureusment que pendant plusieurs années, lors du vote du budget national les députés n'interpellent pas le gouvernement sur l'absence de cette dépense dans le projet de la loi des finances soumis à l'examen et au vote des élus du peuple. Ce qui a provoqué l'accumulation des retards de la mise à la retraite des agents de l'État plusieurs années durant.
Pour revenir à la situation normale, il importe que désormais lors des préparatifs du projet de budget le gouvernement puisse y insérer cette dépense. À défaut, lors de leurs débats en plénière, les élus de deux chambres législatives sont obligés de corriger l'éventuelle défaillance de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Pour l'honneur et la crédibilité du pays, il n'est pas décent que le gouvernement attende les fonds des institutions de Bretton Woods pour envoyer en retraite méritée les personnes qui ont consacré plusieurs années de leur vie au service de la nation.
Muke MUKE