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Résolution 2773: la RDC pousse l'Onu à prendre ses responsabilités
Face à la recrudescence de l'instabilité dans la région des Grands Lacs et à l'inaction qu'elle juge préoccupante du Conseil de sécurité de l'Onu, la République démocratique du Congo a fait entendre une voix forte et sans équivoque, le mercredi 16 avril, à New York. À la tribune du Conseil, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a prononcé une allocution incisive, plaidant pour une réponse multilatérale rigoureuse à l'égard des violations répétées de la souveraineté congolaise par le Rwanda et la coalition rebelle de l'AFC/M23.
En séjour dans la capitale diplomatique du monde, Thérèse Kayikwamba Wagner avait entamé, dès le 15 avril, une série d'entretiens bilatéraux avec plusieurs diplomates en amont de cette réunion de haut niveau. Objectif : mobiliser un consensus autour de l'urgence d'une application ferme de la résolution 2773, adoptée à l'unanimité en février dernier, mais demeurée lettre morte sur le terrain.
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise n'a pas mâché ses mots : " Certains acteurs se sont déjà mobilisés en imposant des sanctions ciblées contre le Rwanda et le M23. Cela mérite d'être salué. Mais une décision du Conseil ne peut rester sans suite, en particulier lorsqu'elle est ouvertement violée par un État contributeur aux opérations de maintien de la paix. "
Des propositions musclées et des accusations documentées
Évoquant la situation dramatique dans l'Est de la RDC, à Goma, Bukavu et dans l'ensemble du Kivu la ministre a dénoncé l'inaction de la communauté internationale, tout en proposant un plan de réponse articulé autour de sanctions progressives mais décisives.
Parmi les mesures recommandées figurent : la constatation officielle du non-respect par le Rwanda de la résolution 2600 (adoptée en 2003) ; la mise en place d'un mécanisme de suivi assorti de mesures coercitives ; la sanction de la chaîne de commandement des Forces de défense rwandaises (RDF) et des décideurs politiques concernés.
Passeulement. La révocation du Rwanda en tant que pays contributeur de troupes aux missions onusiennes ; l'imposition d'un embargo sur les minerais rwandais issus de l'exploitation illégale en RDC ainsi qu'un régime de notification obligatoire sur les transferts d'armes à destination du Rwanda sont d'auters mesures proosées.
" Ces mesures sont fondées dans les faits, le droit et le mandat même du Conseil de sécurité ", a martelé la ministre Thérèse Kayikwamba, en appelant à une redevabilité tangible pour éviter l'effondrement de l'autorité morale de l'ONU.
DES POPULATIONS VICTIMES DES CONSEQUENCES DE L'INACTION
Dans une envolée poignante, Thérèse Kayikwamba a souligné la souffrance quotidienne des populations de l'Est, prises au piège entre silence diplomatique et violence armée : " Alors que ce Conseil délibère, les populations de Goma, de Bukavu et de l'Est de la RDC subissent chaque jour les conséquences de l'inaction. Elles ne sont pas oubliées, leur dignité demeure intacte et notre unité nationale inébranlable. "
La ministre des Affaires étrangères a exhorté les membres du Conseil à décider sans délai des mécanismes d'application de la résolution 2773, à prévoir des conséquences concrètes en cas de non-respect, et à garantir une cohérence dans la réponse internationale.
Cette sortie tonitruante marque une nouvelle étape dans l'offensive diplomatique de la RDC, désormais résolue à quitter le registre des lamentations pour exiger des actes concrets. Le message est clair : il n'y aura pas de paix durable dans la région sans justice, ni de stabilité sans sanction. Il appartient désormais au Conseil de sécurité de prouver que ses résolutions ont encore force de loi.
Jérémie ASOKO