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La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
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La Belgique, par son vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, hier mercredi 21 octobre sans détour, le choix de l’ancien président de la République Joseph Kabila…
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La RDC veut conquérir davantage de parts du marché chinois grâce à une meilleure organisation de ses filières agricoles. L’Anapex a mis en place une Task Force dédiée prioritairement au piment,…
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Au total sept (7) véhicules, dont deux camions de marque Kamaz, trois jeeps Land Cruiser et deux ambulances, ont été remis le lundi 19 octobre aux Forces armées de la République démocratique du…
Réconciliation tous azimuts !
Congolais de tous les 145 territoires, faites comme le clan Wenge. Réconciliez-vous ! Congolais de différentes provinces Holdings, faites comme le Katanga. Réconciliez-vous !
Réconciliation. Un mot magique et très tendance. A l’échelle du pays, le concept « réconciliation nationale« , tel un label, est collé au concert de retrouvailles d’anciennes têtes d’affiche de Wenge Musica d’avant la dislocation. La date retenue pour cette catharsis « nationale » est le 30 juin. On ne pouvait choisir mieux.
Comment contredire l’immense Platon lorsqu’il soutient que la musique adoucit les mœurs. Le hic, c’est quelle musique ?
Sans faire offense au clan Wenge, il serait non seulement réducteur, mais surtout illusoire de penser que le rabibochage des stars de la dernière décennie du siècle passé et de la première du siècle en cours soit susceptible d’entraîner le rapprochement des fils et filles du pays ! En plus, tous les Congolais ne sont pas des disciples d’Orphée pour croire à une réconciliation spectacle au propre comme au figuré !
Et la réconciliation nationale dans tout cela ? Un véritable serpent de mer aussi vieux que le Congo indépendant. Une arlésienne.
On en parle à la lisière de l’accession du pays à la souveraineté internationale. On la recherche dès le seuil de l’indépendance. Que de forums, de tables-rondes, de dialogues tutti quanti organisés à cette fin ! A l’arrivée, pas l’once de réconciliation nationale.
Tout au plus assiste-t-on à des poignées de main et embrassades « historiques » mais sans lendemain. En fait de réconciliation, il s’agit dans la plupart des cas d’entente entre acteurs politiques. Ceci explique en grande partie cela.
Faudrait-il alors désespérer de la réconciliation ? Humainement, il y a de quoi. Mais, spirituellement rien n’est impossible à celui qui croit.
C’est sans doute sur ce palier qu’il convient de situer la démarche de l’archevêque de Lubumbashi, initiateur du forum pour l’unité et la réconciliation des Katangais. Inutile d’intenter un procès en pertinence de ce forum dès lors que les Katangais eux-mêmes estiment qu’il est opportun.
Reste à souhaiter que les termes des contradictions et autres frictions soient clairement posés et que des réponses idoines soient tout aussi aisément formulées. Et que surtout des ambitions politiques et même politiciennes individuelles ne phagocytent l’unité et la réconciliation tant recherchées. Car, le risque que les acteurs politiques ne préemptent le Forum à des fins d’instrumentalisation ne relève pas d’une simple vue de l’esprit.
N’empêche. De même que le développement partira de la base ou ne partira pas, de même la cohésion nationale sera l’addition des rapprochements au niveau de différents ensembles provinciaux ou ne sera pas. Le jacobinisme hérité de la IIème République ayant montré ses limites. José NAWEJ