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Pré-COP27 : La CEEAC appelle à la mobilisation des contributions financières pour soutenir les efforts de conservation
Les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont appelé à la mobilisation plus élevée des contributions financières pour soutenir et accompagner les efforts de la conservation. Telle est la position commune exprimée au terme des travaux de la Pré-COP27 à Kinshasa.

La CEEAC préconise, à cet effet, la fixation d’un nouvel objectif collectif quantifié à partir d’un plancher de 100 milliards USD par an, en tenant compte des besoins et des priorités des pays en développement.
Les ministres des Etats membres de cette organisation sous-régionale, réunis à Kinshasa, le mercredi 5 octobre dernier entendent également valoriser la biodiversité, avec les espèces emblématiques et protégées: les gorilles de plaine, les gorilles de montagne, les Bonobo, les chimpanzés, les éléphants, les lions, les panthères, les rhinocéros, les oiseaux, les tortues marines, palanca negra Gigante, etc…
Ces pays estiment qu’ils doivent augmenter les superficies de nos aires protégées. Et la mise en œuvre des programmes de lutte contre la criminalité environnementale ainsi que de la CITES. Les pays d’Afrique centrale militent pour la mise en place d’un axe de travail sur les modalités de financement de la lutte contre les changements climatiques à partir des solutions basées sur la nature.
En règle générale, les ministres ayant participé aux assises de Kinshasa ont convenu de la nécessité d’une définition commune et partagée du financement climatique. Ce, au regard de l’agenda de la COP27 prévue à Charm-el-Cheikh en Egypte au mois de novembre et des priorités fixées par la présidence de celle-ci dans le cadre du renforcement de l’action climatique. Rachidi MABANDU
DÉCLARATION DES MINISTRES DES ETATS MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE SUR LA POSITION COMMUNE DANS LE CADRE DE LA 27ème CONFÉRENCE DES PARTIES A LA CCNUCC
Nous, Ministres des Etats Membres de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), réunis à Kinshasa, le 05 octobre 2022 en Réunion extraordinaire en vue d’adopter une position commune de l’Afrique Centrale dans le cadre de la 27e Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, prévue du 6 au 18 novembre 2022 à Sharm El-Sheikh en République Arabe d’Égypte,
Rappelant la dynamique mondiale entamée en 1992 à Rio de Janeiro au Brésil, marquée par l’adoption de trois conventions internationales majeures en matière de l’Environnement, à savoir: la Convention sur la Diversité Biologique (CDB): (i) la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et la (i) la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (CNULD), pour témoigner notre préoccupation aux teridances alarmant de la dégradation des ressources terrestres
Rappelant l’engagement pris par la communauté internationale, dans l’accord adopté à Paris en 2015, lors de la 21″ Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques (COP21), de limiter le réchauffement moyen mondial dans une fourchette n’excédant pas 2°C, de créer des conditions de résilience climatique idoines pour les sociétés et de favoriser un développement sobre en carbone avec la participation de toutes les parties:
Considérant les récentes publications du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) qui rappellent l’urgence climatique à travers des indicateurs scientifiques basés sur l’état actuel du climat, les tendances futures probables, les Informations climatiques pour l’évaluation des risques et l’adaptation régionale et les moyens de limiter les changements climatiques futurs:
Notant avec grande préoccupation l’insuffisance des engagements pris par l’ensemble des parties à la CCNUCC, dont les Contributions Déterminées Nationales (CDN) combinées ne permettent pas d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris, avec des tendances de réchauffement de l’ordre de 2,4 % d’ici la fin du siècle et rendant ainsi la situation insoutenable pour l’humanité;
Notant avec grande désillusion et désespoir le manque de volonté des pays principaux émetteurs des Gaz à Effet de Serre (Annexe 1) et Responsables du Réchauffement Planétaire d’afficher des ambitions plus franches quant à la reconfiguration de leur CDN exacerbée par la Guerre entre la Russie et l’Ukraine, ainsi les impacts de la Pandémie de la Covid-19,
Constatant avec regret et condamnant la remise en service de certaines centrales à charbon en Europe alors que ces activités sont réputées être les plus émettrices de CO2 au monde:
Prenant en compte les conclusions de la Conférence scientifique internationale tenue du 5 au 7 septembre 2022 à Yangambi, en RDC dont les recommandations majeures formulées relèvent qu’il est urgent d’instaurer et d’implémenter une transparence climatique en matière de gestion des aires protégées, de la forêt et la biodiversité, de la gestion des sols et ressources en eau, du marché du crédit carbone, de l’énergie, la Recherche Développement et du capital humain entre autres
Prenant en compte la position commune des ministres des Etats Membres de la COMIFAC du 30 septembre 2022: Prenant en compte l’élan donné par les travaux de la PRECOP 27 tenus les 3 et 4 octobre à Kinshasa
Considérant le rôle primordial et la contribution inestimable des forêts tropicales de l’Afrique centrale, gigantesque puits de carbone, deuxième poumon écologique du monde dans la protection de la biodiversité, la régulation du climat aux niveaux régional et mondial, le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations:
Saluant et Approuvant la déclaration Ministérielle de Kampala sur les Migrations, l’Environnement et les changements climatique, qui lance un appel urgent à une coopération et à une action renforcée pour faire face à la crise environnementale et climatique actuelle:
Convaincus que l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris passe obligatoirement par la contribution de nos écosystèmes forestiers et la préservation de son important puits de carbone, constitués de la plus grande tourbière tropicale au monde:
Rappelant l’adhésion des pays de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) à la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques, à l’Accord de Paris sur le Climat, aux Agenda 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Union Africaine:
Considérant la Déclaration des Chefs d’État et de Gouvernement sur la conservation et la gestion durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique Centrale adoptée à Yaoundé le 17 mars 1999, le traité ainsi que le Plan de convergence y relatif signés et adoptés en 2005 à Brazzaville:
Considérant la Déclaration des Chefs d’État et de Gouvernement sur la Gestion Intégrée des Ressources en eau et la politique générale en matière d’environnement et de ressources naturelles adoptées à Brazzaville le 30 octobre 2007:
Considérant les Décisions N°25/CEEAC/CCEG/XI/15 et N°27/CEEAC/CCEG/XI/15 du 25 mai 2015 portant approbation de la Déclaration des Ministres sur le développement et la promotion de l’économie verte et création du Fonds pour l’économie verte en Afrique centrale:
Rappelant la Déclaration des Chefs d’État et de Gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo réunis le 29 avril 2018 á Brazzaville à l’occasion du premier Sommet sur l’opération Alison de ces deux instruments: Considérant les premiers signaux de la communauté internationale à reconnaitre le rôle stratégique et la position solution de nos écosystèmes forestiers, pour faire face à la crise environnementale actuelle, avec les annonces faites à Glasgow par certains pays développés, avec les intentions de mobiliser une enveloppe de 1,5 milliards de dollars américains en faveur des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo:
Rappelant que l’Afrique centrale, malgré son potentiel est gravement touchée par la dégradation de l’environnement et de ses écosystèmes, des catastrophes naturelles de toutes sortes (inondations, glissement de terrain, sécheresse…), migration des populations liées aux catastrophes:
Tenant compte des recommandations de la Déclaration d’Addis-Abeba sur le changement climatique et le développement en Afrique, du Cadre de Sendal pour la réduction des risques et de catastrophes de 2015-2030, du programme d’action de mise en œuvre de la stratégie régionale africaine pour la réduction des risques et de catastrophes et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine:
Réaffirmant notre engagement à faire de la lutte contre les changements climatiques et la promotion d’une économie bas carbone, une haute priorité dans la zone de la CEEAC pour une croissance verte inclusive et une réduction des émissions de gaz à effet de serre en concentrant nos actions sur les solutions basées sur la nature «
Avons convenu de ce qui suit aux regards de l’agenda de la COP et des priorités fixés par la Présidence de celle-ci dans le cadre du renforcement de l’action climatique:
La nécessité de se convenir d’une définition commune et partagée du financement climatique
Pour l’Afrique Centrale, il s’agit d’un financement nouveau et complémentaire à l’aide publique au développement (APD), visant à (1) réduire la vulnérabilité, maintenir et accroître la résilience des systèmes humains et écologiques aux impacts négatifs des changements climatiques: (2) la réduction des émissions et l’amélioration des puits de gaz à effet de serre et (3): prévenir, minimiser et traiter les pertes et dommages dus aux impacts du changement climatiques ».
Les pays d’Afrique Centrale appellent à la mobilisation plus élevée des contributions financières pour soutenir et accompagner les efforts de conservation, ainsi que la valorisation de la biodiversité, avec les espèces emblématiques et protégées: les Gorilles de plaine, les gorilles de montagne, les Bonobo, les chimpanzés, les éléphants, les lions, les Panthères, les rhinocéros, les oiseaux, les tortues marines, Palanca Negra Gigante, etc… Avec l’augmentation des superficies de nos aires protégées. Et la mise en œuvre des programmes de lutte contre la criminalité environnementale et mise en œuvre de la CITES.
La nécessité pour le Fonds Vert pour le Climat d’alléger ses procédures et délais de traitement des demandes des parties.
Le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), doit pouvoir ouvrir le processus d’accréditation de ses Partenaires de mise en œuvre et l’élargir aux entités des pays en développement partie à la CCNUCC: il est plus qu’urgent d’augmenter conséquemment les enveloppes budgétaires dédiées aux pays en développement dans le cadre du processus du rapportage.
La fixation d’un nouvel objectif collectif quantifié à partir d’un plancher de 100 milliards USD par an, en tenant compte des besoins et des priorités des pays en développement (pas de soumission des pays à cet effet. Une position est à prendre)
Les pays d’Afrique Centrale appellent à la mise en place d’un axe de travail sur les modalités de financement de la lutte contre les changements climatique à partir des solutions basées sur la nature (Climate Nature based solution).