Dernière minute
Société
Suka ya mbangu eza kaka ko pema". Le secteur des transports en commun livre, une fois de plus et pour la joie des lecteurs de notre chronique culturelle " Au-delà du lisible", ses plus grands secrets. A la manœuvre, des auteurs anonymes qui ont choisi des véhicules Mercedes Benz, toutes séries…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
La République de Zambie a réaffirmé, jeudi, sa position ferme et constante en faveur de l'intégrité territoriale et de la marocanité du Sahara.
Elle a également salué l'…
Nation
L’opposant Martin Fayulu hausse le ton contre toute perspective de modification constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Lors d'une…
Nord-Kivu : l'Onu mobilise 750 000 dollars pour contrer l'épidémie de choléra
La province du Nord-Kivu est actuellement confrontée à une flambée de choléra. En réponse à cette crise sanitaire, le Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires (CERF) des Nations Unies a débloqué une somme de 750 000 dollars. Cette annonce a été faite hier dimanche 16 mars dans un communiqué de presse.
Depuis plusieurs mois, la situation au Nord-Kivu se dégrade, exacerbée par la violence croissante, notamment l'offensive de la coalition armée AFC-M23. Ces affrontements ont provoqué le déplacement massif de populations, laissant des centaines de milliers de personnes vivant dans une précarité extrême. Les communautés vulnérables, privées d'accès adéquat aux services de base, sont particulièrement exposées aux maladies hydriques, dont le choléra.
Entre janvier et début mars 2025, la ville de Goma est devenue l'épicentre de l'épidémie, concentrant 68 % des 1 846 cas signalés dans la province. Bien que le choléra soit déjà endémique dans plusieurs régions du pays, sa propagation rapide est aggravée par des conditions sanitaires précaires et un accès limité aux infrastructures d'hygiène.
Le financement du CERF permettra à l'Unicef, à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et à leurs partenaires de mettre en œuvre des mesures immédiates pour contenir la propagation du choléra et garantir la prise en charge des malades. Cette initiative s'inscrit dans un plan d'action anticipatoire élaboré par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), en collaboration avec le Programme national pour l'élimination du choléra et la lutte contre les autres maladies diarrhéiques (PNECHOL-MD).
Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire en RDC, souligne l'urgence d'une intervention rapide : "Dans un contexte de conflits armés et de déplacements massifs, des millions de personnes vivent dans des conditions précaires. agir à temps est crucial pour sauver des vies. Ce financement du CERF est une étape concrète pour prévenir une épidémie majeure. Investir maintenant dans la réponse et la prévention est essentiel pour éviter des coûts bien plus élevés à l'avenir", précise-t-il.
PREVENTION à long terme
Cette initiative ne vise pas uniquement à maîtriser la crise actuelle, mais aussi à renforcer les capacités de prévention à long terme. L'amélioration de l'accès à l'eau potable, le renforcement des infrastructures sanitaires et la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques d'hygiène sont autant de leviers nécessaires pour prévenir l'apparition de nouvelles flambées épidémiques.
Pascal NDUYIRI