Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
La deuxième phase du procès impliquant l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, connaît un nouveau tournant. La Cour de cassation a officiellement déclaré close l’instruction dans l’…
Nord Kivu : des ex-combattants déposent les armes à Lubero
Les opérations de désarmement se poursuivent dansle territoire de Lubero, au Nord-Kivu, malgré un contexte sécuritaire encore fragile. Depuis le week-end du 6 avril 2026, près d'une centaine d'ex-combattants ont commencé à déposer volontairement leurs armes sur un site de regroupement aménagé, marquant ainsi une avancée significative dans le processus de stabilisation de la région.
Un à un, ces anciens membres des groupes armés remettent leurs armes aux autorités, exprimant leur volonté de tourner définitivement la page des violences. En échange, ils reçoivent des cartes biométriques attestant leur statut d'ex-combattants démobilisés, dans le cadre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Selon Erick Masinda, chef d'antenne du P-DDRCS à Butembo-Lubero joint pat la radiotélévision Rwanzururu, plusieurs centaines d'ex-combattants ont déjà adhéré à ce processus depuis 2023. L'objectif du gouvernement est de réduire la circulation des armes et de restaurer progressivement l'autorité de l'État dans les zones longtemps affectées par l'insécurité.
Réintégration sociale et économique, défi majeur
Cependant, au-delà du désarmement, le défi majeur reste celui de la réintégration sociale et économique des ex-combattants. Faute d'opportunités concrètes et d'un accompagnement adapté, certains d'entre eux pourraient être tentés de replonger dans les groupes armés, compromettant ainsi les efforts de paix.
Pour le colonel Bulumbaito Ibrahim, chargé du désarmement et membre d'une délégation venue de Kinshasa, ces ex-combattants sont appelés à devenir des acteurs du développement dans leurs communautés respectives. Leur réinsertion constitue un pilier essentiel pour consolider la paix dans la région.
Dans une zone marquée par plus de deux décennies de conflits, le désarmement à Lubero apparaît à la fois comme un signe d'espoir et une étape décisive. La réussite de ce processus dépendra de la capacité des autorités à transformer cette dynamique en opportunité durable de paix et de reconstruction.
Pascal NDUYIRI